mardi 12 avril 2011

LE CAPITOL DE CEBU

Vendredi le 8 mars. Je dois passer des tests à l’hôpital universitaire de médecine. Le trajet en jeepney et en taxi prend environ une heure et demie donc, il ne faut pas traîner. Ensuite, on fera du tourisme.
Dans le jeepney je me suis assis devant et j’ai filmé une partie du trajet. Je ne peux vous le faire voir car le fichier est trop volumineux mais vous pourrez le visionner à mon retour ainsi que d’autres vidéos que j’aurai accumulées durant mon séjour ici.
On se présente donc avec la prescription de l’urologue. C’est Php4200 qu’il faut débourser pour les cinq tests. Malgré mes protestations, il a fallu que je trouve un guichet automatique et que je paye. Les résultats seront prêts demain matin pour ma visite chez le médecin. Ils vont envoyer le tout directement à son bureau. Parfait.
On marche jusqu’au Capitol (qui n’est pas loin) pour prendre des photos et voir ce qu’il y a là-dedans. Des gardiens armés dans toutes les entrées qui nous disent de passer par devant. La grande porte. Il y avait des guardiens aussi mais avec mon front de bœuf je suis entré et j’ai demandé si je pouvais visiter. Vous faites ce que vous voulez et prenez les photos qui vous tentent. Je vais donc chercher Margie restée à l’extérieur et on va au deuxième étage voir la salle d’exposition des Gouverneurs.
Le Capitol de Cebu avec un touriste dans les marches. Touriste que
vous connaissez bien.

Un jardin en façade.

La coupole ... vue de l'intérieur.

Le Palais de Justice juste derrière le Capitol.

Le dictateur en plein discours. Si vous ne me voyez pas, cliquez
sur la photo pour l'agrandir.
Il y a quelques autres salles intéressantes mais le Capitol est presqu’entièrement occupé par des bureaux administratifs du gouvernement. Derrière, le palais de Justice qu’on a pas visité. Quelques photos du dictateur Yves en plein discours et on se dirige vers le Gaisano Mactan pour faire l’épicerie. Durant la soirée on a eu droit à quelques feux d’artifices des hôtels environnants. 

lundi 11 avril 2011

OLANGO ISLAND (deuxième partie)

Après le lunch on a rencontré un motocycliste sur la route.
-         « Où allez-vous comme ça ? »
-         « On se promène »
-         « Vous avez vu les restaurants flottants ? »
-         « Non … pas encore »
-         « Suivez-moi je vais vous montrer »
-         « Pourquoi pas … »
Il y en a quatre. Nous n’aurons pas le temps de les essayer mais on retient l’endroit. On continue notre tournée. Je sais qu’il y a un hôtel chic sur le côté ouest de l’île et on a cherché pas mal pour le trouver. Une série de va et vient pour rien. Finalement on trouve. C’est 150 pesos juste pour entrer sur le site. Ma gang de malades. La « manager » vient nous chercher et on a fait une visite guidée du site. « Prenez toutes les photos que vous voulez ». Ici, aux Philippines, les « foreigners » sont rois. On peut faire ce qu’on veut. C’est un endroit bien décoré avec une piscine et des jeux gonflables sur la mer. Ils sont spécialisés en plongée sous-marine. La manager nous donne sa carte et on quitte.
On retourne maintenant au sanctuaire d’oiseaux qui devrait être à marée basse. Le guide est déjà sur place avec un télé-objectif. On enjambe chacun des blocs pour se rendre au promontoir. Quelques-uns sont dans l’eau et, bien sûr, faut se mouiller. Il y a un autre visiteur déjà arrivé. C’est Jason de San Francisco (hmmmm). Les oiseaux sont trop loin pour prendre des photos. Il faut utiliser le télé-objectif si on veut voir quelque chose. Le guide est incollable. Il y a ici des oiseaux de pays comme la Chine, l’Australie, le Japon et j’en passe. La période de migration est environ septembre alors c’est trop tôt. Il y a cependant des hérons et une autre espèce avec de longs becs dont je n’ai pas retenu le nom.
Déçus de cette visite, on retourne vers Santa Rosa pour prendre notre traversier et ce, avant qu’il ne fasse noir. On prend notre souper sur le quai en discutant avec une dame qui a une concession de café et beignes. Elle nous dit qu’il y a une plage à Sabang nommée Chalala Beach et que c’est du sable blanc. On ne l’a pas vue. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.
Les restaurants flottants côté nord-est de l'île.
Spécialités : fruits de mer.

Le chic Talima Beach and Resort. Aménagement sur
le bod de l'eau. Derrière, Mactan Island.

Les blocs à enjamber pour se rendre au
promontoir du sanctuaire d'oiseaux.
Faut mettre le pied à l'eau ...
(Non je ne les ai pas comptés).

Le fier chevalier sur sa monture. Le scooter a finalement
parcouru 60 kilomètres cette journée-là.
Margie va payer les frais de port. Un peso, ta pognes-tu ? (2,5 cents). On embarque et on quitte à 19h00. On se rend chez Cherryl Ann mais après avoir fait le plein (Php170 ce matin et Php130 ce soir). Elle est contente car elle nous a offert de nous prêter le scooter que pour le plein et non plus de 500 pesos. Wow. On l’utilisera peut-être pour aller à Bantayan et Malapascua.
Je prends mon dernier antibiotique avec une Tanduay Ice. Ça fera le jeûne. Au dodo car demain ce sont les tests pour le cancer.

OLANGO ISLAND (première partie)

C’est jeudi le 7 avril. Une journée qui s’annonce longue. Margie prépare les sandwichs et moi les bagages. Une douche et on va chercher le scooter chez Cherryl-Ann. On est déjà une heure en retard mais on verra que le « timing » est bon pour le traversier. On fait le plein et on se rend au port. C’est la porte à côté du Hilton. On paye les frais, on entre le scooter sur le rafiot (c’est un qualificatif gentil) et on attend le départ prévu pour 9h00. À 9h15 on est toujours là. Passe 9h30.
-         « Coudon pourquoi on ne part pas ? »
-         « Le capitaine n’est pas là … Il est parti chez lui … Ne vous inquiétez pas il va revenir »
-         « Je l’espère bien »
Il est là à 9h40 et on part. Trente minutes pour la traversée jusqu’à Santa Rosa et l’aventure commence. Il faut juste revenir ici au quai pour 19h00, dernier ferry déjà réservé par Margie.
On suit la côte vers le sanctuaire d’oiseaux. C’est pas de chance car la marée est montante et il y aura près de 1,5 mètres d’eau par-dessus les blocs d’accès au site (voir photo) dans peu de temps. Il faudra revenir vers 15h00-16h00 cet après-midi. On nous prépare des noix de coco. Après avoir bu le jus, ils coupent la noix pour manger la pulpe. La pulpe est fraîche et, donc, molle. Les noix de coco que j’ai mangé à date avaient toutes la pulpe dure car elles étaient sèches. Une facture de 25 pesos chacun (1,25$ total).
On repart à l’aventure. Les routes ne sont pas toujours belles et on s’est fait prendre avec des routes pavées qui arrêtent soudainement. Plus rien. La jungle.
J’ai pris un sacré coup de soleil sur les deux bras et sur les cuisses entre les genoux et les pantalons. On est retourné à Santa Rosa pour acheter des manches et des tissus pour couvrir mes jambes. Ce sont de longs gants qui montent jusqu’en haut des bras.
C'est un jeune capitaine mais n'ayez crainte ...
je suis là pour l'assister hehe.

Le transport par tête. Très répandu ici.

Ils nous ont préparé des noix de coco à 25 pesos pièce.
(photo prise avec le timer. C'est pour ça que Margie a la
paille dans l'oeil).

Kids feeding program. Les résidents affluent.
Un arrêt ensuite pour bouffer nos sandwichs. On s’installe sur un semblant de table.
-         « Ça vous dérange qu’on s’installe ici pour manger ? »
-         « Mais non allez-y, vous êtes les bienvenus »
Ils sont toujours pleins de gentillesse. Pendant notre repas on a été témoin d’un programme de nourriture d’enfants (kids feeding program). Du spaghetti et de la saucisse hot-dog pour tous les jeunes. C’est la folie. Les parents courent chercher leurs enfants. En quelques minutes tous les contenants de styrofoam traînaient par terre.

LES PRÉPARATIFS POUR OLANGO ISLAND

Nous sommes donc mercredi le 6 avril. Rien de spécial mais nous sommes sortis en après-midi pour faire quelques emplettes dans le quartier.
Cherryl-Ann, la cousine de Francis, nous a offert son scooter pour faire des ballades alors c’est le temps ou jamais. Elle me le laisse pour 500 pesos par jour et un plein d’essence. Faudrait juste que je fasse un essai d’abord. Elle me montre comment ça fonctionne et je suis parti. Je fais un grand tour sur sa rue et je reviens. « Ça devrait aller ». Il ne lui en faut pas plus. Elle est confiante car je suis un ami de Francis. Je lui ai d’ailleurs refilé un 100 pesos pour nous avoir mis en contact.
On ira faire du scooter demain sur l’île d’Olango alors on va se préparer de la bouffe, du liquide et tout ce qui est nécessaire pour passer une journée loin de la maison. On ne sait pas ce qu’il y a sur cette île alors vaut mieux être prêts. Cherryl-Ann nous donne les informations pour le traversier. On achète le nécessaire pour des sandwichs ainsi que du coke et de l’eau. J’achète également un bandeau pour mon front. Il fera chaud et je ne veux pas que la sueur dérange ma conduite.
Une des piscines du complexe 

Un oiseau Horn Bill dans une de nos volières.
Je ne savais pas qu'ils pouvaient se sortir la tête. La première fois
j'ai été surpris en crisse quand il m'a frôlé l'oreille en aillant l'air de dire :
"Tu n'aurais pas des mangos par hasard ?".

Transport de passagers entre la rive et le bateau.
 Je prépare l’itinéraire sur GoogleEarth. Je sais qu’on se perdra car les routes sont bizarres là-bas. On fera le tour complet de l’île en s’arrêtant aux différentes attractions trouvées sur la carte. Une randonnée d’environ 30 kilomètres.
On met les bouteilles d’eau dans le congélateur et on se couche tôt car l’alarme est réglée pour 5h00 demain matin.

LES SALAIRES

On est mardi le 5 avril et on se repose de la journée d’hier. J’ai décidé d’avoir une conversation sérieuse avec Margie. Elle veut rester même si je ne suis pas en amour. Comme promis, un employé de l’édifice est venu changer notre bombonne de gaz propane.
Une bonne partie des philippins sont des squatters. Lui il a décidé
de squatter l'océan. Pas de toilettes ni de cuisine. Juste une chambre.

J'en ai vu plusieurs arrangements mais celui-ci est dur à battre.

Ça c'est son pneu de secour. Les pneus en place
ne sont sûrement pas beaucoup mieux.
Margie a fait la baboune toute la journée à cause de la discussion de ce matin. Pour souper on est sorti dans le quartier manger un carbonara. Pas de fettucini. « Out of stock ». Ce sera donc un spaghetti avec une boisson gazeuse au citron. Ce n’était pas nos carbonaras mais c’était mangeable. Nous y avons rencontré tous ceux qu’on connaît dans le coin dont Jonalyn, l’ex administratrice du complexe de condo.
Le salaire était trop bas alors elle a décidé d’aller travailler au Japon. Départ prévu dans environ un mois. Son salaire ? 170 pesos par jour soit environ 4,00$ pour 12 heures d’ouvrages, 6 jours par semaine. Pas de temps supplémentaire.  Ici le salaire minimm est de 270 pesos par jour pour 8 heures d’ouvrage.
C’est dire que, quand je fais un retrait de 10 000 pesos au guichet, je me promène avec environ deux mois de leur salaire dans ma poche.

lundi 4 avril 2011

CEBU DANS LE QUARTIER DE LAHUG

Aujourd’hui lundi le 4 avril nous allons marcher en ville. J’ai préparé un circuit de sites intéressants et tous dans le secteur de Lahug. D’abord nous prenons le jeepney vers Mandaue et un autre vers le centre d’achat Ayala. Ensuite ça a été compliqué parce qu’on a pris un mauvais jeepney qui nous a amené au Gaisano Country Mall. On a magasiné et on a pris un taxi vers le Waterfront Hotel. On a eu le temps de prendre deux photos avant de se faire dire, par la sécurité, que c’était défendu. Seulement l’administration et les clients ont ce privilège nous dit-on. On prendra des photos de plus loin. C’est ce que je voulais de toute façon car l’édifice est impressionnant vu dans son ensemble.
On part donc à pied vers un temple qui, selon Google Earth, est Mormons. Sur la plaque d’entrée c’était écrit « The church of Jesus-Christ of latter-day saints ». Est-ce que c’est Mormons ça ? Je ne sais pas, je ne suis pas un spécialiste en religions. La marche pour s’y rendre était longue. Il a fallu faire un grand détour car nous n’avons croisé aucune rue qui s’y rendait. C’est lundi et le Temple est fermé. Ils font comme nos musées ? hehehe. « Revenez demain ». Peut-être un autre jour. Ils nous ont laissé faire cinq pas à l’intérieur de l’enceinte pour prendre des photos. Quelle gentillesse.
Le dernier site est un temple Taoiste chinois. Il est sur le flanc de la montagne. J’avais pas vu ça sur Google Earth. On prend donc une moto qui nous fait faire un bout de chemin. À trois sur la moto pour 20 pesos (50 cents). On fait le reste à pied. On a aussi monté 142 marches. Défendu de prendre des photos des Saints à l’intérieur des chapelles. Dommage car ils sont beaux. On prend 54 photos des extérieurs quand même. Majoritairement des dragons.
L'architecture du Waterfront Hôtel est impressionnante même s'il
n'est pas du tout sur le bord de l'eau.

The church of Jesus-Christ of latter-day Saints

Le temple Taoiste est décoré de dragons même sur les toitures.
Je suis là au centre.
La peau rougie à cause du soleil, on prend un jeepney vers Ayala, un autre vers Mandaoue et finalement un vers Maribago (où est le condo). Je suis allé voir Shy (la nouvelle représentante de l’administration) pour faire changer notre bombonne de propane (du gazul). Elle nous a lâché en préparant le repas hier soir. Nous avons dû finir avec le « rice cooker » notre spaghetti carbonara. Ils viendront demain. Un repas de « just add water », un film avec Bruce Willis et au dodo.

LES DEUX SEMAINES SUIVANT BOHOL

Dimanche le 3 avril. Ça fait presque deux semaines que je n’ai pas écrit et je ne file pas pour décrire chacune des journées passées depuis la visite sur l’île de Bohol. Ça a été aussi tranquille car il a plu souvent et il fallait reposer à la fois nos corps et mon portefeuille. Je vais donc condenser les choses à dire en une seule page.
On a trouvé une façon d’économiser sur les transports. On prend les jeepneys jusqu’à ParkMall et ensuite un autre jeepney ou un taxi pour se rendre à notre destination. C’est 15 ou 17 pesos chacun au lieu de 200 pesos minimum pour le taxi qu’il y ait du trafic ou pas. De ParkMall au SM c’est 7,5 pesos chacun. L’autre jour on était 22 dans le jeepney. Un par-dessus l’autre. Le chauffeur avait comme un lousse dans son volant. Habituellement, avec ma voiture, je bouge à peine le volant pour changer de voie. Lui, il faisait un tour complet et je n’exagère même pas.
Mercredi le 23 mars j’ai acheté une nouvelle caméra. Je suis tanné de cadrer à l’envers et les photos que je prends ici seront de bons souvenirs et ne pourront probablement jamais être reprises. J’ai investi 86 000 pesos pour une Nikon D7000 avec une lentille 18-105mm. C’est plus cher qu’au Québec. Ça fera un héritage pour mes enfants hehehe. J’ai payé également ma location pour le condo. En plus du 30 000 pesos de frais de location, j’ai dû débourser 10 300 pesos pour l’électricité, 1 100 pesos pour l’eau et 904 pesos pour les frais de condo. Je crois que je vais diminuer considérablement l’utilisation de l’air climatisé car je n’ai pas aimé la facture.
Jeudi j’ai fait l’épicerie au Gaisano. Une dame avec son enfant bloquait la ligne à la caisse car elle n’avait pas assez d’argent pour tout payer ce qu’elle avait pris.  
-         « Combien manque-t-il ? »
-         « 79 pesos monsieur »,
-         « Voici 100 pesos … débloquez-moi ça »
La madame était contente car maintenant elle en avait assez pour prendre le jeepney de retour.
Vendredi Margie est allée passer deux jours avec ses enfants. J’ai rencontré Francis et on est allé prendre une marche pour visiter le Portofino et le VistaMar (condotel). Le Portofino est la plage adoptée par les locaux car ce n’est pas dispendieux et c’est très joli. Ils ont des activités telle l’aquanaut qui consiste à porter un casque et à aller sous l’eau un peu à la manière des scaphandriers. Ils ont aussi des câbles qui traversent la baie et sur lesquels on peut glisser avec des sangles et des roulettes. Ils appellent ça le zipline (voir photo). Francis m’a invité chez lui et m’a présenté sa cousine qui a un scooter automatique (pas besoin de changer les vitesses). Elle peut me le louer et même servir de chauffeure.
Affiche donnant les renseignements sur l'aquanaut et
le zipline à l'hôtel et plage Portofino.

Francis sur notre chemin vers VistaMar.
Siomai (il y a un tréma sur le deuxième "i" mais
je ne le trouve pas sur mon clavier) :
C'est du porc bouilli dans des espèces de
sachets de pâtes.

Le fameux bureau de l'immigration où il faut aller tous les 59 jours
pour renouveler son visa.
J’ai également une infection de la vessie. Ça m’a coûté 5000 pesos à date et ce n’est pas fini. Les tests et analyses ainsi que les consultations avec l’urologue. Je prends des antibiotiques et je serai 10 jours sans prendre une goutte d’alcool. Ça inclus les Tanduay Ice me dit le docteur. On verra dans 10 jours si j’ai réussi l’exploit. D’autres analyses à la fin du traitement sont requises pour déterminer s’il y a cancer ou non. Le PSA est à 19.72 (j'avais écrit 19000 c'était une erreur) alors qu’il devrait se situer entre 3 et 4. Le médecin est confiant que tout reviendra à la normale. Ça aussi on verra dans 10 jours.
Dans le secteur Maribago, mon voisinage, les locaux ont commencé à voler les touristes. Les gardiens m’ont dit d’être prudent le soir si je sors dans les parages. La police est sur le coup et fait des rondes régulières afin de mettre la main au collet des coupables. Une bonne partie de la population ici vit des recettes provenant des poches des touristes. Ce serait dommage de faire disparaître le tourisme de la région et toute l’infrastructure qui gravite autour.