samedi 19 mars 2011

JOUR « J » MOINS UN

Aujourd’hui c’est Samedi le 12 mars et les enfants de Margie vont venir demain. Il faut aller à l’épicerie et préparer tout. J’ai donc acheté 8 poitrines doubles en coupes papillon et trois filets mignons. J’ai aussi acheté deux cokes de 1,5 litres et pleins de sacs de bonbons et gâteries. Environ 50$ pour le tout.
Arrivé au condo j’ai préparé tout ça. Une heure et demie pour enlever le gras et couper ça en minces languettes. J’ai fini avec 4 sacs de beaux morceaux de steaks et de poulets. J’ai aussi dû jeter une poitrine de poulet qui était blanche et en qui je n’avais pas confiance. Toutes les poitrines avaient une croute sur le dessus que j’ai aussi enlevée. Une job de neille.
Lors de mon épicerie j’ai acheté du poison pour les fourmis. J’en ai mis partout où ils se tiennent. Peut-être ce sera le coup de grâce pour m’en débarrasser. C’est du RAID ça devrait être bon.
Je décide de ne pas aller au party de Francis finalement. Je crois que je dois me coucher tôt pour être en forme demain. Avant d’aller au lit je veux me faire des rôties avec les deux tranches de pain au fromage qui reste mais elles sont moisies. Je vais donc sur le balcon et je les lancent dans les buissons où les chats se tiennent. Un lancer du septième au deuxième étage. Il fait noir et je ne vois rien. Juste après mon lancer, je vois un gars sortir des buissons. Oupps. Je recule un peu. C’est sûrement le propriétaire du condo qui donne accès à cette terrasse.

TSUNAMI

On est donc vendredi le 11 mars. Comme vous voyez c’est plutôt calme ces temps-ci. Aujourd’hui j’ai découvert qu’il y a une chose qu’on ne peut pas faire en bedaine. Vous le savez ? C’est faire cuire du bacon. Ça pince ! En général je ne déjeune pas mais là il est tard et j’ai faim. J’ai fait cuire la moitié de la livre en me préparant pour sortir parce que j’ai le goût de marcher dehors.
En descendant je suis allé réserver un BBQ dont personne ne se sert et qui est mité assez pour se demander où on va mettre les briquettes. Il est à moi pour Dimanche. En plus ils vont nous mettre des tables et des chaises. Comme dirait Linda … sont gentils. Il y aura aussi un mariage cette journée alors nous n’aurons pas accès à tout le territoire.
Je pars donc pour la promenade. De mon balcon je vois un endroit plein de potentiel. Très grand avec une belle piscine mais pas entretenus. Je me dis que c’est peut-être à vendre et je me rends là pour m’informer. Pas question d’entrer finalement je continue ma marche. Je rencontre Francis. Un local qui veut toujours m’aider. Il ne conduit pas le tricycle aujourd’hui c’est son frère. Il est donc disponible pour moi. On va jusqu’au bout de la rue du Maribago Bluewater. Je nous paye une Tanduay Ice en chemin. On arrive au Tambuli Beach Resort. On s’informe des prix pour louer un jet-ski (Php2600/hr) et pour du para-sailing (Php3000/15 minutes). Francis me dit de passer par lui car il a des rabais. On verra.
En revenant on passe près d’un stand de tir à l’entrée du complexe. On y va. En entrant tout le monde est devant la télé. Il est 15h15. Le tsunami au Japon vient juste d’arriver. On regarde un bout de temps et on va voir un type qui pratique son tir en dégainant. Je peux tirer mais c’est 1000 pesos pour 10 balles (avec 30 balles minimum). Trop cher on s’en va. Je donne 100 pesos à Francis pour avoir passé la journée avec moi et il m’invite à un party demain soir. Je décline mais si je change d’idée j’entendrai la musique et elle me dirigera.
Photo extraite d'un film catastrophe et prise sur le net.
japon tsunami
Photo prise aussi sur le net
J’ouvre la télé en rentrant. Ils disent que l’onde du tsunami devrait atteindre les Philippines vers 18h00. Je m’en vais sur le balcon avec ma caméra.  Rien. Je reviens devant la télé et, voyant la dévastation des vagues, je me demande si notre édifice tiendrait le coup. La chienne me pogne. Vaut mieux être loin. Je sors donc et prends une marche en m’éloignant le plus possible de l’océan. Les passants me demandent si je suis égaré hehe. Toujours rien je reviens. À la télé maintenant on parle de 20h00 mais une onde de un mètre seulement. La marée est basse ici donc pas de danger.
Pendant tout ce temps je pense aux deux Japonaises que j’ai rencontrées et qui repartaient hier pour le Japon. Elles sont arrivées juste à temps pour vivre cette catastrophe. Une journée de plus ici et elles auraient évité le déluge. Ont-elles survécu ?
Je passe la soirée à regarder les reportages sur cet événement majeur.

JOURNÉE DE VENT

Aujourd’hui jeudi le 10 mars 2011 il y a de gros vents. Ils préparent un party sur le terrain en bas et essayent de mettre des nappes sur de grandes tables. C’est un peu l’enfer. D’ailleurs, moi, je traîne toujours un rouleau de papier de toilette que je garde sur la table du balcon pour me moucher et cracher ma grippe éternelle. Quand j’en ai eu besoin, le rouleau, qui était presque neuf, n’était plus là. J’ai eu beau chercher partout à l’intérieur et à l’extérieur … pas de rouleau. Finalement je l’ai trouvé en me penchant. Il était sur le balcon de l’appartement 712 … ainsi qu’au 612 et au 512. En fait, il s’est déroulé, il est parti au vent, il s’est enroulé dans le lavage de la voisine et pendait sur trois étages. Je ne suis pas allé les voir pour le récupérer et je n'ai pas pris de photos.
La température ici est à peu de choses près toujours la même. Entre 25 et 30 degrés mais la température ressentie est entre 35 et 40 degrés. Des fois plus. Vous pouvez voir les prévisions sur Météomédia.com en choisissant international, Philippines et Cebu. Malgré tout, il ne fait pas si chaud à cause du vent venant de la mer. Au septième étage c’est encore plus vivable car plus venteux.
Un coucher de soleil mais ... vue vers le sud.

Un arc-en-ciel au-dessus du Hilton au loin.
Aujourd’hui Erica a refait surface. Elle n’arrête pas de me texter et de me téléphoner. Aussitôt qu’elle me voit sur internet elle me buzze. Elle veut les photos que nous avons prises ensemble. Je lui enverrai quand j’aurai du temps pour les trier, les zipper et les transférer. Pour l’instant, j’en ai profité aujourd’hui pour répondre aux commentaires de mon blogue et mes courriels. Ça ne paraît pas mais c’est long écrire tout ça.
Pour ceux que ça tenteraient, ne m’envoyez surtout pas de courriels disant qu’il m’arrivera malheur si je ne m’en occupe pas. Je déteste ça et je n’ai pas le temps pour ces niaiseries.
Avant de me coucher je me suis laissé tenter par un film qui passait à la télé et que je connaissais … « Des hommes d’honneur » avec Tom Cruise, Jack Nickolson et Demi Moore. En anglais « A few good men ».

lundi 14 mars 2011

LE BLOGUE DE GUY ROBERGE ET DE LINDA

Bon ben y a rien de spécial en ce mercredi 9 mars. J’ai essayé une partie de la journée de publier les deux derniers jours et, quand je mettais les photos, j’avais un message de sécurité qui m’empêchait de le faire. J’ai dû effectuer un « shut-down » sur mon ordi et repartir le tout. Je n’ai pas sauvé mon texte dans Words. Grrrr. Mais ce sont des choses qui ont été transmises sur internet et je peux aller les chercher de nouveau. Le système me bloque des photos. Il faut que je sauve ma page et que, ensuite, je la modifie pour insérer les photos rejetées. Pourquoi c’est jamais simple ! J’ai un peu de difficulté aussi avec ma barre de menu juste au-dessus qui est maintenant en chinois. Je dis chinois parce que toutes les langues asiatiques, pour moi, c’est du chinois. Va falloir que je trouve comment ramener ça.
Le ciel nous fait un point d'exclamation !
Le point d'exclamation dans son contexte.
Avec mon nouvel accès à internet j’en profite aussi pour écrire des messages à ceux que j’ai perdus de vue. J’espère que j’aurai des réponses. J’ai redécouvert aussi le blogue de Guy Roberge et de Linda. Ils étaient partis aux Bahamas avec leur bateau et, la dernière fois que j’ai accédé au blogue, ils étaient au Québec pendant que le bateau subissait des réparations à Fort Lauderdale. Maintenant ils sont rendus aux Bahamas et je suis content de lire leurs aventures. Vous pouvez les voir à l’adresse suivante :
Je prends une marche pour acheter des Tanduay Ice et du coke et je me fais une fondue avec le filet mignon maintenant habituel.
Une petite « joke » trouvée sur internet avant d’aller me coucher. Pour ceux qui aiment les blagues impliquant le petit Jésus ...
A burglar has just made it into the house he's intending ransacking, and he's looking around for stuff to steal. All of a sudden, a little voice pipes up, "I can see you, and so can Jesus!"
Startled, the burglar looks around the room. No one there at all, so he goes back to his business.
"I can see you, and so can Jesus!"
The burglar jumps again, and takes a longer look around the room. Over in the corner by the window, almost obscured by curtains, is a cage in which sits a parrot, who pipes up again, "I can see you, and so can Jesus!"
"So what," says the burglar, "you're only a parrot!"
To which the parrot replies, "Maybe, but Jesus is a rottweiler!"
Hehe. Je voulais la partager avec vous.

vendredi 11 mars 2011

BULLETIN SPÉCIAL

ZOULOU 0413
Pour ceux qui seraient inquiets je tiens à vous rassurer que ça va bien ici. Le tsunami devait toucher les îles des Philippines le long du Pacifique avec une onde ne dépassant pas un mètre. Le temps que cette onde se rende à Cebu elle devait être insignifiante. De plus, ici c’est la marée basse qui est d’au moins un mètre alors le pire qui pourrait arriver c’est que la mer atteigne son niveau normal.
STOP

mardi 8 mars 2011

MARGIE PART POUR LA SEMAINE

Aujourd’hui mardi le 8 mars la discussion s’amorce pour savoir si Margie devrait partir pour passer la semaine avec ses enfants. Ça fait son affaire. Je lui donne donc 2000 pesos pour les repas et je lui propose d’acheter du linge aux enfants. Elle connaît les endroits pas chers. Elle part donc vers 13:30. Christian n’arrête pas de me texter pour savoir comment il se fait qu’elle ne soit pas encore là. Un petit texto et il me laisse en paix. Ça me fera du bien de passer quelques jours seul. J’ai besoin de ça de temps en temps.
Donc j’essais depuis ce matin de me brancher à internet. Tout semble fonctionner mais au dernier moment j’ai le message « connexion terminated ». Ça va pas. Après avoir essayé une partie de la journée de rejoindre les techniciens je finis par pogner quecun qui me dit « I will call you later ». J’attends mais à 17h00 je décide que maintenant c’est « later » et je réussis à rejoindre encore quecun vers 18h00 qui me dit tout simplement de tout scraper et de recommencer l’installation. C’est ce que je fais et … ça fonctionne. La ‘tit lumière hein bleue. Youppie.
Je lis mes courriels et mes commentaires sur le blogue. Je vais essayer de tout faire aujourd’hui. Il faut que je sorte alors aussi bien aller souper. « Un massage monsieur ? ». Comme d’habitude il y a aussi plein de mômes qui veulent me vendre des colliers en se frottant la bedaine pour me faire comprendre qu’ils ont faim. Ils sont beaux les petits criss. J’en choisis une et je prends un collier à 50 pesos. Je peux les négocier à 20 pesos mais j’ai même pas le goût. 75 cents de plus ça ne me tuera pas. Un bracelet maintenant. Seulement 30 pesos, non 20 pesos, non 10 pesos monsieur. Je lui remets mon petit change et j’en prends un. Laissez-moi tranquille maintenant.
Je passe les kiosques de « manoks » (poulets) et je trouve une bicoque où ils font des hamburgers. Deux pour le prix d’un à 22 pesos (55 cents). Un pepsi avec ça pour 12 pesos. Il y a deux filles, dirigées par un local, qui viennent s’assoir près de moi. Elle ne fittent pas du tout dans le décor avec leur robes beiges longues. Ce sont des étudiantes Japonaises qui sont ici pour deux jours. Avion du Japon vers Cebu (6 heures), deux jours ici, avion de Cebu vers le Japon (6 heures). Elles doivent être quand même en moyen. « Vous êtes sur le party ? », « non demain » hehe. Arigato. Elles veulent des hot-dogs mais il ne reste que des 12 pouces. Je leur explique parce que la fille du kiosque a de la difficulté à se faire comprendre. J’ai pris une photo d’elles pour mes souvenirs de vieux mon oncle cochon. Arigato. Avant de partir je fais trois autres commandes de hamburgers (à deux pour un ça fait six). Coût total pour 8 hamburgers et un pepsi ? Seulement 100 pesos (moins que 2,50$).
Les deux Japonaises engloutissant des 12 pouces. C'est pas beau ça ?
Le fameux nectar. La Tanduay Ice.
Je quitte donc l’endroit et retourne où sont les jeunes. « Qui veut un hamburger ? ». Devant l’affluence et les mercis des mamans, je leur donne le sac et je me pousse.
-         « Un massage monsieur ? Regardez comme elles sont jolies ».
-         « Je vois, c’est vrai. Salamat ».
-         « Good evening sir » fait un gars assis avec sa grosse bière.
-         « Hey, how are you doing ? ».
-         « H a i l l e » fait l’administratrice des condos qui vient de finir sa journée et qui m’envoie la main de l’autre côté de la rue.
-         « Hi, good evening ».
-         « Un tricycle monsieur ? ».
-         « Hindi salamat, je m’en vais juste là ».
-         « Un taxi alors ? ».
-         « humm ».
-         « Vous voulez faire du jet ski ? »
-         « Non merci ».
-         « D’accord alors on se voit demain ».
-         « Good evening sir » fait le gardien du complexe en riant.
-         « Helloww » font les petites filles qui sont avec lui.
Je crois que je ne suis pas passé inaperçu. Tout est fait de façon amicale. Il ne faut juste pas s’en faire car c’est comme ça toutes les fois que je sors. Quand je suis avec Margie ils sont plus tranquilles. Elle m’a appelé d’ailleurs ce soir pour s’assurer que je prenais mes médicaments. J’ai toujours cette satanée grippe qui me colle à la gorge.
A chaque jour je me dis que je vais manquer de sujets pour mon blogue mais il se passe toujours quelque chose qui me fait taper du texte sans cesse. Enfin. Demain ce sera sûrement tranquille … You bet ?

lundi 7 mars 2011

MA CONNEXION INTERNET

C’est lundi le 7 mars. Il pleut et il fait soleil en même temps. On traîne un peu après le petit déjeuner et Margie prépare une soupe pour le lunch. Moi, je ne mange que les blés d’inde en lui expliquant ce que c’est qu’une épluchette.
Je dois faire un retrait alors on organise une visite dans un centre d’achat mais le « Gaisano Mactan Island Mall » cette fois-ci. On y va en jeepney. Seulement 13 pesos chacun. Ça fait 52 pesos (1,25$) total aller et retour. J’ai eu de la difficulté à faire mes retraits car le guichet de la BDO était « fucké ». Un essai à celui de la « China Bank » a fonctionné du premier coup. On est en business. Faut dire que je dois ramasser mon fric pour payer le condo ce 23 mars prochain car le mois suivant sera dû. Un montant de 30 000 pesos ainsi que le gaz, l’électricité et l’eau devrait avoir été mis de côté pour ne pas avoir les mêmes problèmes qu’à mon arrivée.
Dans le centre d’achat il y a une pizzéria dont je ne me souviens pas du nom et qui offre 4 mini-pizzas pour 150 pesos. On a faim alors on s’en choisit quatre qu’on engouffre en peu de temps avec des cokes. Pendant qu’on mange je vois un magasin qui vend des accès à internet pour 650 pesos par mois. Faut aller voir. Je m’évertue à expliquer à la bonne femme que je dois signaler 9 pour avoir une ligne extérieure dans mon condo et voir si ça dérange. Elle ne comprend pas mais elle m’explique comment EUX ils fonctionnent. C’est tout simplement une clé USB contenant un modem et qui me permet de me brancher à internet. Wow. C’est le jackpot. Je peux apporter mon ordi n’importe où et avoir accès à internet. Par contre c’est 799 pesos par mois et je dois acheter la clé qui vaut un peu plus de 800 pesos. C’est un contrat de 3 mois minimum. Je m’en fout. J’accepte tout sans condition et je pars avec la clé. Je dois seulement attendre l’activation de mon compte demain matin.
Au Maribago Bluewater on a fait le tour des installations.
Encore au Maribago Bluewater. Les danseurs ont
bien voulu prendre une pose après leur
performance.
Durant la soirée, Margie et moi sommes sur le balcon sirotant une Tanduay Ice quand son fils Christian appelle. Il est malade et il pleure. J’offre donc à Margie de retourner chez elle pour la semaine et de revenir avec les enfants seulement Dimanche prochain. On fera un pique-nique autour des piscines. Elle accepte. On en rediscutera demain.