jeudi 3 mars 2011

MARGIE CHEZ LA DENTISTE

Vendredi le 25 février. Paz doit retourner chez le médecin alors, étant donné que j’ai un peu de fric, j’envoie Margie avec elle et Ruby afin qu’elle voit la dentiste. Elle a encore des problèmes avant d’avoir de nouvelles dents.
Denis et moi on va au centre d’achat GRAND MALL afin de faire une petite épicerie et un retrait pour le rembourser. Les femmes viendront nous rejoindre au condo pour un pique-nique près des piscines. On achète tout et on part. On a oublié la banque. On verra ça demain.

Denis pique un roupillon sur le balcon de mon condo avant
d'aller prendre une grande marche.
La maman chat et ses quatre petits font un petit roupillon itou.
On pique un petit roupillon sur le balcon du condo et on part à l’aventure. Il y a un très gros complexe Coréen tout près alors on va le visiter. C’est superbe et très riche. Difficile à décrire. Ils vendent des condos alors on s’informe. Les prix varient de Php 9 millions à Php 17 millions (425 000$). C’est impeccable mais le propriétaire d’un condo ne peut l’utiliser plus que 60 jours sinon il paye 50% du tarif régulier qui est de 500$ par jour. Tout est cher dans le complexe. Les Coréens sont riches. On vire les talons mais avec grande dignité quand même, nos bedaines nous précédant.  
On a aussi regardé les menus de tous les restaurants du coin afin de se faire une idée pour une bonne bouffe. Les femmes sont encore occupées, se sont perdues et il est 18h00. Denis décide donc de retourner à la maison et moi d’aller acheter un poulet pour le souper. En route on rencontre Margie qui revient. On met nos pesos ensemble pour payer le taxi. Denis part de son côté et nous on revient au condo. Je suis en retard sur mon blogue alors j’écris tout ça durant la soirée.

LE SPECTRE DE MICHAELA

Jeudi le 24 février. Paz doit aller voir son docteur alors, étant donné qu’elle s’entend bien avec Margie, on décide d’aller les rejoindre à leur appartement dans Aldea Buena Mactan. Avec Ruby, la sœur de Paz, elles iront toutes les trois à l’hôpital et les gars ben, on va les attendre au SM.
Après avoir marché un bout de temps et avoir remboursé Denis pour un premier 10 000 pesos, on s’assoit dans un restaurant pour relaxer. Ils ont un spécial sur les margaritas. Une carafe de un litre pour 227 pesos. C’est tout un contrat. Je prends ça pendant que Denis prend quelque chose sans alcool. Après de longues discussions avec le serveur on choisit finalement le repas. Pendant qu’on mange on entend un gars demander « pis cé tu bon ? ». Verra … un québécois ici ? Michel Labbé un gars de Ville Émard qui est ici depuis plusieurs années. Il importe des gadgets et les vends aux commerces. Il voudrait venir au condo passer une journée. On échange nos coordonnées.
Un cochon complet et plein d'inclus pour moins
que 100$ au restaurant Lamesa.

Un spécial sur les margaritas !!! Un litre et un verre pour 227 pesos
ou environ 5,40$.

Il semble qu’on peut louer un bateau pour 3 000 pesos afin qu’il nous amène sur des îles autour de Mactan et y faire des piques-niques. Faudrait faire ça demain ou samedi dépendant de la température.
Pendant tout le temps qu’on passe au centre d’achat Michaela m’a appelé 26 fois. Elle a appelé Paz aussi plusieurs fois. Voyant que je ne réponds pas elle m’envoie un texto me disant qu’elle est sur le ferry et qu’elle s’en vient à Cebu. Elle peut toujours me chercher ici si elle veut. Bonne chance.
Finalement les femmes viennent nous rejoindre et on part chacun de notre côté. Pendant qu’on est en route vers le condo le téléphone n’arrête pas de sonner. C’est Michaela. Margie finit par prendre le téléphone et répond. Elles se parlent en Visaya. Peu de temps après j’ai reçu un texto me disant qu’elle était à Ozamiz et qu’elle s’en retournait chez elle. Enfin.
Le reste de la soirée a été tranquille mais je pensais toujours à Mae qui m’écrivait aussi et qui voulait venir me rejoindre. Un problème à la fois.

ARRIVÉE À CEBU

Le brouhaha de l’arrivée fait que je perds la gang alors je trouve des porteurs et je prends un taxi vers le condo. Pendant qu’il roule, le chauffeur ouvre sa fenêtre et lance un pesos. « C’est pour la chance » me dit-il. « Vous êtes mon premier client aujourd’hui ». Alors ça je peux comprendre car il est 6h00 du matin. Quand j’arrive au condo, il est trop tôt aussi c’est sûr. Le gardien m’ouvre la porte et je me débarrasse de mes bagages.
Vue du balcon du condo ... à gauche.

Vue du balcon du condo ... au centre.
Le bâtiment rond c'est le restaurant.

Vue du balcon du condo ... à droite.
Un petit déjeuner au restaurant du complexe me fera patienter jusqu’à l’ouverture du bureau. C’est cher (450 pesos) mais c’est super bon. La discussion avec la préposée n’est pas très longue. Pas de négociation ça prends le fric aujourd’hui et avant qu’elle finisse à 20h00. Je sens déjà que la journée va être longue. Un employé de la BDO (Banco De Oro) me dit que près du SM il y a un endroit nommé « cash advance » où ils pourront m’aider car on peut retirer sur la carte de crédit jusqu’à 50 000 pesos d’un seul coup.
Sur mon chemin vers le SM Michaela m’appelle. Je lui dis que je suis à Cebu. « Comment ça à Cebu ? ». Je lui ai dit que je ne voulais plus la voir car elle était trop menteuse. Elle était en beau maudit mais ça me faisait une petite fleur avec tous les mensonges qu’elle m’a servis.
J’ai fait le tour du centre d’achat et personne ne connaît le fameux « cash advance ». Je fais une histoire courte mais il y a eu beaucoup de déplacements et de questionnements. Je suis ensuite allé chercher Margie au Elisabeth Mall.
Denis m’appelle. Me voyant un peu dans la merde il me propose de me prêter ce qu’il peut soit 20 000 pesos pendant quelques jours. Il me reste donc à faire un retrait de 20 000 pesos et je suis correct. Je vais donc le rejoindre au GRAND MALL (Gaisano) près de chez moi et l’affaire est dans le sac. J’avais donné 3 000 pesos en dépôt j’ai donc ce montant à dépenser pour faire une première épicerie. Café, lait, Œufs, papier de toilette, etc…
Je retourne donc au condo payer mon 57 000 pesos. Mais là j’ai plus une cenne. Il faut que je paye 904 pesos pour l’entretien et 600 pesos pour le ménage qui a été fait avant mon arrivée. « Donnes-moi un break ». Je payerai ça demain.
Pendant la soirée j’explique à Margie les déboires que j’ai avec Michaela. Elle comprend bien la situation.

FERRY VERS CEBU

Aujourd’hui Mardi le 22 février c’est le grand départ. Je dois d’abord aller chez Mae car elle veut me présenter son père. Ils sont tous très gentils et nous avons beaucoup de plaisir dans cette maison pleine d’amour et de rires. La différence d’âge ne dérange pas le moins du monde le papa ni la maman, car elle a juste 21 ans. À la fin de l’avant-midi je retourne à l’hôtel pour finir mes bagages et payer ma chambre. J’ai dû payer avec ma carte de crédit car je voulais garder mon cash pour le condo. Quand on paye comptant c’est 640 pesos par nuit et avec la carte c’est 720 pesos. C’est donc 80 pesos ou 2$ de plus.
Il y aura d’autres passagers sur le ferry avec nous car John viendra avec ses deux enfants. Ça fait trop de monde pour le taxi alors je me débrouillerai seul. Je prends donc un taxi, je passe tous les contrôles avec des porteurs (parce que là j’ai trop de bagages) et je me rends à mon lit. J’ai rencontré Denis durant le processus alors on arrive ensemble. Il pleut à boire debout. Ce ne sera pas une croisière plaisante. Je me suis ennuyé de Daniel et lui aussi je crois alors on a passé pas mal de temps ensemble.
Mon lit est juste sous la télévision et tout le monde regarde le film avec Sylvester Stallone alors pas question de m’endormir mais aussitôt le film terminé, je me suis étiré le bras et j’ai pézé sur le piton « off ». Si vous voulez voir un autre film allez ailleurs.
On s’est arrêté deux heures à Ozamiz et c’est le grand départ. Je n’ai pas très bien dormi mais ce n’est pas parce que je n’ai pas essayé. Faut croire que je n’arriverai pas à dormir sur un ferry.
Arbre avec des feuilles coupoles qui ramassent l'eau
quand il pleut.

Mae

LES BILLETS DE FERRY

Aujourd’hui Lundi le 21 février il serait à peu près temps d’aller acheter nos billets pour le ferry vers Cebu car nous devons partir demain. Mae va venir me voir à 9h00 ce matin pour une discussion sérieuse j’imagine sur son avenir … et le mien. Il faut aussi que je trouve de quoi emballer mes cadres.
Donc, après la discussion avec Mae, Denis vient me rejoindre à l’hôtel et nous partons pour le port d’Iligan. Pendant qu’on attend notre tour je prends des photos des affiches et là il se passe quelque chose avec ma caméra. L’écran devient blanc puis avec des lignes ensuite il clignote et, finalement, se tourne à l’envers. Maintenant quand je regarde mon écran la photo est à l’envers. Woah. Je me dis que je n’ai qu’à tourner mon appareil pour prendre les photos. Ben non car quand je tourne la caméra, la photo est toujours à l’envers, l’écran tourne. C’est comme si la lentille flottait. C’est maintenant très compliqué de cadrer pour une photo car quand je pense qu’il faut bouger vers la droite c’est vers la gauche qu’il faut aller et vice-versa. Pour la hauteur c’est la même chose. Alors ne soyez pas trop critiques quand vous verrez des photos mal cadrées.
On sort du bureau de SuperFerry avec nos billets et, profitant du fait qu’on passe devant un barbier (hehe) Denis décide de se faire couper les cheveux. Étant donné qu’il n’y a que Maryse qui touche à mes cheveux, je cherche une boutique où ils pourraient réparer ma caméra.
Je reçois un texte de l’administratrice du condo me disant qu’il faudra que je paye comptant pour deux mois lors de mon arrivée. Tient une autre affaire. Il faut que je trouve 60 000 pesos (1500$) en deux jours. Après avoir cherché partout je réussi à retirer 20 000 pesos. Faudra que je fasse mieux que ça. Ici, au guichet, on peut retirer 500$ maximum par jour et, étant donné le décalage, je ne peux retirer avant 14h00 un nouveau montant. On verra demain.
Affiche dans le bureau de réservation du SuperFerry. C'est
là que ma caméra a capotée.

Monument à l'effigie du Sénateur Tomas L Cabili,
premier défenseur des droits des musulmans.

Denis chez le barbier hehe. Très consciencieux.
Denis et moi allons finalement manger au même restaurant qu’hier. C’est bon. Ensuite on arrête à la quincaillerie pour acheter de l’empaquetage. Rien à faire. Ils n’ont rien. Je les transporterai donc dans la boîte originale sans protection vers Cebu mais je serai prudent. J’aurai ensuite trois mois pour trouver quelque chose.
Bonne nuit.

JOURNÉE AVEC MAE

Dimanche le 20 février. Ce matin j’ai eu de la visite. Mes hémorroïdes sont sorties. Ça fait mal ça. Après leur avoir donné une sacré douche d’eau chaude j’ai crissé dessus une crème, Loprox, que j’ai eu lors de mes problèmes de cellulite sévère. Je ne sais pas si c’est bon mais je suis prêt à être téméraire pour les faire rentrer. J’y suis allé par couches successives car j’avais peur que ça brûle. Tu me vois-tu courir dans le corridor de l’hôtel les culottes baissées en criant au meurtre ?
Je vais quand même petit déjeuner et je me rends en face du Chowking pour attendre Mae, elle arrive et nous allons dans son patelin. Tout le monde est content de me voir, est souriant et veut se faire copain copain. Je suis l’attraction de la journée. Il y a eu au moins trois ou quatre douzaines de personnes qui sont venues me voir la bette. Je me suis fais jouer dans les cheveux par je ne sais combien de personnes en me disant que j’avais des cheveux d’ange. Tous les enfants sont passés en prenant ma main et en la mettant sur leur front. C’est un signe de respect ici. Ça veut dire « bless me ». Mae a un fils de un an et ils me l’ont présenté en disant « viens voir papa » en riant à tue-tête.
L’endroit est à couper le souffle. Si je n’avais pas pris de photos vous ne m’auriez pas cru. C’est le bord de la mer. Ils sont privilégiés. Des maisons en ruine. C’est sale et l’eau est brune. Ils ont deux cochons comme animaux de compagnie. « Comment ils s’appellent ? ». Pas de nom. On leur a trouvé des noms, Miss Piggy et Porky hehe. Miss Piggy est plus entreprenante. Elle vient me voir mais je n’ose pas la toucher car elle est boueuse et que le lunch est pour bientôt. Il y a plein de chats et de chiens. L’un d’eux a passé la journée à me surveiller afin de m’arracher un bras à la première occasion. À la fin, il commençait à s’amadouer. 
L’heure du lunch j’ai décidé de participer, financièrement bien sûr. Ils ne voulaient pas mais j’ai réussi à leur mettre 200 pesos dans les mains (5$). « Pas de poisson » que je leur ai dit. Ils sont arrivés avec des côtelettes de porc de toute beauté qu’ils ont payé 180 pesos. Cuits sur charbon de bois c’était un délice. « Veux-tu manger avec une fourchette ou avec tes mains à la façon Visaya ? ». « Avec mes mains bien sûr, je veux faire comme vous ». On a bien rit car ils ont dû me montrer comment faire pour ne pas tout échapper avant que ça arrive à la bouche. J’avais vu le vice-maire d’Asturias manger comme ça. Ça doit donc être correct car lui il connaît le protocole. Je leur ai demandé pourquoi acheter du porc alors qu’ils en ont deux dans la cour … hehe … pas question, ils font partie de la famille. Comme dans les Arpents Verts, tada tadata ta ta.
La tante, Mae, son fils Juhaniz Shinn et moi.

Des enfants jouent sur le toit de la maison d'un voisin
sur le bord de l'océan.

Miss Piggy, le pet de la maison, est tombée follement amoureuse de moi.
Elle veut une caresse ...

Des enfants devant le maison familiale de Mae.
J’ai vu sa maman mais le papa, qui est soudeur, n’était pas là. Il devait arriver avant le lunch mais finalement nous avons quitté l’endroit avant qu’il n’arrive. Nous sommes allés en ville pour magasiner. Pas moyen de dépenser un sou pour Mae. Rien n’était à son goût. Mais moi j’ai trouvé ma décoration à mettre sur le mur de la salle à dîner. Celui qui n’a rien en ce moment. Ce sont des montages Japonais avec des pierres de couleur faisant 18’’x48’’. Il y a 4 cadres et chacun contient 4 chevaux de couleurs différentes, une plante et un symbole d’écriture Japonaise. Une folle dépense de 2500 pesos (60$) pour les quatre. Je vais essayer de prendre des photos avant de les emballer définitivement car le problème c’est de les ramener au Canada.
On va au Rizal Plaza pour rencontrer les amis de Mae. Denis vient nous rejoindre. On est allé manger tous les trois dans un excellent restaurant où on aurait dû aller plus souvent. Mae nous a ensuite quitté pour aller rejoindre ses amis. Denis a participé au transport des cadres du restaurant jusqu’à l’hôtel. Y’était temps qu’on arrive car c’était pesant. Une Tanduay Ice avec les copains du bar (Denis lui ne boit plus) en attendant John John pour ramener Denis au bercail et je monte me coucher.

JE RESTE PRÈS DE L’HÔTEL

On est samedi le 19 février. Après le déjeuner j’appelle Denis qui est vraiment pris d’une gastro. On prévoit un retour à Cebu Mardi soir par bateau. Il me parle quand même de 2012. Ça le fascine. 21 décembre 2012. La terre changera de pôles créant des tsunamis gigantesques. Réduction significative de la population terrestre et tout et tout. La ligne a coupée alors j’ai dû aller acheter un autre « load » de 500 pesos dans une petite boutique. Tout le monde a un cellulaire donc, tout le monde vend du temps d’accès. On peut voir ces affiches partout : « Load na dito, Smart buddy ». Y’en a d’autres sortes aussi mais c’est la plus populaire.
Pendant que je suis dans la boutique il y a deux types qui m’abordent. Ils font partis du FBI Philippin me disent-ils. Il y aurait eu un enlèvement à Cagayan de Oro et c’est le branle bas de combat. Les enleveurs seraient en négociation avec l’ambassade des États-Unis pour une rançon de 10 000 000. Ça doit être des dollars.
Je pensais marcher jusqu’au port aujourd’hui mais je ne sais pas, je ne suis pas du genre peureux mais je n’ai pas un bon pressentiment. Il vente beaucoup aussi et il se met à pleuvoir. Raisons de plus.
Même s'ils ne sont pas très propres ils sont quand même très polis ...

- Ça doit pas être facile de trouver le problème hein ?
- Il n'y a pas de problèmes. On ajoute un autre fil.
- Huh ...
 Je suis allé prendre un verre en bas de l’hôtel et j’y ai rencontré Antonio. L’autre c’était Bayani ainsi que Elmer. Elmer c’est une plaie ici. C’est le quêteux par excellence. Il est super maigre et tout le monde le connaît. Il est toujours là pour tendre la main. Je lui ai payé une bonne bière. Il était content mais ce n’était pas assez. Il voulait aussi des cigarettes et, étant donné que je suis parti tôt (8h00), il n’a pas eu le temps de me quêter un souper aussi.
Un petit tour au salon de massage. Je suis allé manger un petit quelque chose chez Jollibee avec ma masseuse Mae qui a 21 ans hehe et j’ai fais quelques pas avec elle pour son retour à la maison. On a rendez-vous demain matin à 9h00 en face du Chowking. Elle m’emmènera chez elle voir ses parents, son bébé, ses frères, ses sœurs, ses tantes, alouette.