vendredi 4 février 2011

ASTURIAS

On se lève aux petites heures en ce premier février et on déjeune. Il faut attendre notre tour pour prendre la douche. Pas d’eau chaude … grrrr. Les domestiques nous préparent donc à Denis et à moi des bacs d’eau chaude qu’on utilisera pour se rincer.
Sur demande de la famille Denis me questionne sur la fille d’hier :
-         « Pourquoi tu n’as pas aimé la fille d’hier ? »
-         «  … celle de 23 ans avec son bébé ? »
Les repas sont bien préparés. Ils placent les plats sur une table tournante au centre de la grande table et tout le monde tourne le caroussel pour se servir.
On fait de l’ordi « because » l’accès à internet. Ensuite Denis et moi partons voir le terrain qu’il voudrait acheter sur le bord de la mer. On reste les pieds accrochés devant une grande maison également sur le bord de la mer. Elle appartient à un ancien marine américain qui nous montre aussi ses cicatrices. On veut savoir le prix. « Faut demander à ma femme » hem ok on reviendra ce soir.
On rencontre le propriétaire du terrain que Denis veut acheter. C’est un « preacher » qui est en train de se construire un genre d’église. Ça n’a juste pas avancé depuis deux ans. Un bonhomme un peu spécial. Je suis étonné de voir que la plage est belle ici. C’est du sable brun mais quand même du sable.

L'intérieur de la maison richement meublée.

Nos hôtes Theresa et Joel.

Daniel a eu beaucoup de plaisir avec le tricycle électrique.
Denis et moi on teste les cuisinières. On leur demande de préparer des patates frites pour le souper. Et bien, croyez-le ou non, on en a eu et elles étaient bonnes. On s’est régalé.
On retourne voir la maison à 19h00 tel que prévu pour la visite. En résumé, pas d’entretien, grande maison mais petites pièces, champignons et 15 millions (en plus ça rime). On vire les talons (ça rime encore) et on s’en va faire dodo car on repartira tôt demain matin profitant du fait qu’une des voitures est dûe pour un changement d’huile à Cebu.

VERS ASTURIAS

Aujourd’hui, 31 janvier, Denis s’est levé avec un nouveau projet. On s’en va à Asturias pour rencontrer la cousine de Paz qui a un cancer. Elle est mariée avec le vice-maire (Joel DumDum) et nous serons reçus chez eux. Retour prévu demain.
On va donc au AYALA (Centre d’achat) de Cebu et ils nous prendront là pour le reste du trajet. Environ une heure sur la crête des montagnes avec des précipices des deux côtés. Ma gang de malades … Ils auraient pu passer ENTRE les montagnes mais non ils ont préféré suivre la crête. Le chauffeur connaît la route et, même s’il conduit trop vite à mon goût et celui de Denis, ça se passe assez bien.
Nos hôtes ont une grande maison avec quatre chambres et je ne sais combien de domestiques. Ils sont là tout autour. Un qui balaye le balcon, un qui s’occupe du terrain, un qui lave une des trois voitures, une qui lave le linge, une qui prépare le repas, une qui s’occupe de la fillette, etc… On ne fait plus la différence entre ceux qui restent là et les employés.
En plus d’être vice-maire, Joel a une business de soudeurs. Il a 720 employés actuellement travaillant dans une usine Japonaise de construction de bateaux. Il a également un violon d’ingres alors ils nous invitent Denis et moi à aller voir ça. C’est un terrain immense avec 420 coqs de combat. On fait le tour. Il y a cinq employés pour s’en occuper. Certains demeurent même sur ce terrain. Il y a des couveuses et toutes sortes d’enclos pour différentes étapes dans la vie des coqs ainsi qu’une arène de combat. On a même eu droit à deux combats amicaux avec de petits gants de boxe miniatures installés sur les ergots arrières. Faut voir ça. Pas question de blesser un coq. Il en a déjà payé un 25000 pesos (625$). C’est une passion pour lui.
Cebu vue de la montagne. Après cette crête on est de l'autre
côté de l'île vers Asturias.

Notre hôte possède pas moins de 420 coqs de combat. Chacun a
son enclos privé et son perchoir.

Un combat tout ce qu'il y a de plus amical.
Pour le souper ils ont invité une fille de 23 ans avec son bébé. La femme de Joel me demande :
- « quel âge as-tu ? »
- « J’ai 58 »
- « Elle a 23 et tu as 58 ? hummm c’est correct »
Ben dis donc … je ne sais pas c’est quoi son calcul.  
Le reste de la soirée se passe dans la maison à jouer avec les enfants (y en a partout) et à pitonner notre ordinateur. Devant les propositions d’affaire de Joel, Denis pense qu’il serait bon de rester un peu plus longtemps. On verra ça demain.
On a une chambre pour nous quatre. Denis, Paz et Daniel dans le grand lit et moi dans le petit lit craquant.

lundi 31 janvier 2011

LA FÊTE CHEZ ANALOU ET BERTRAND

On est Dimanche et Analou et Bertrand s’en retourneront au Canada Mercredi après des vacances de un mois aux Philippines. Ils ont décidé de faire une journée portes ouvertes pour la famille et les amis.
Paz, Denis et moi avons eu de la difficulté à trouver l’endroit mais on avait un chauffeur de taxi très patient et toujours souriant. On était sur le « taxi meter » alors lui, il s’en foutait. Faites-moi zigzaguer mes cocos moi j’empoche plus de pesos hehe.
La journée s’est très bien passée et il y avait beaucoup de bouffe ainsi que de la Tanduay Ice … le cousin sait recevoir hehehe. Denis et moi étions de la troisième tablée. Ensuite j’en ai profité pour aller sur internet et voir mes courriels. Les jeunes nous ont fait un spectacle de danse très charmant. Les hommes ont discuté ensemble dans la cour arrière. Petit combat de coq amical et il est déjà l’heure de partir. On me donne le coq blanc à tenir. C’est encore une première. Tenir un coq dans mes mains et le caresser. Son propriétaire m’a même dit que je l’avais endormi hehe.
Avez-vous déjà flatté un poulet ?

On a eu droit à une chorégraphie des enfants. Tous ensemble.
Ils sont super bons.
Sur le chemin du retour, avec un autre coq dans le bus, on fait un détour vers le SM de Cebu pour faire l’épicerie et on s’en va se coucher. J’ai dû mettre de la crème sur mes jambes parce que j’ai été piqué par pas mal de maringouins.
Demain j’aimerais mettre la main sur un condo à louer afin de voler de mes propres ailes et laisser la famille St-Jean tranquille. Il faudra donc trouver un café internet ce sera plus facile.

RETOUR À CEBU

Aujourd’hui ce sera une longue journée. On est Samedi le 29 janvier et il pleut bien sûr. On décide de prendre le ferry de midi. On a donc le temps puisqu’on était tous debout à 5h00 et même 4h00 pour certains. Les vagues sont hautes et j’appréhende déjà la traversée en ferry, je l’avoue.
Pendant l’attente on paye tous nos factures. La mienne s’élève à 25 000 pesos. Si on additionne les 5 000 pesos donnés en dépôt ça fait 30 000 pesos en tout pour 6 jours. Ça inclus les repas parce qu’on a signé tout ce qu’on a pris durant la semaine. « Mettez-ça sur la chambre » … c’était facile. Donc une dépense totale de 125$ par jour. On s’y attendait.
Le taxi nous emmène au port de Camiguin à Benoni assez proche de midi car, le temps d’embarquer, les amarres sont larguées. Je me tiens dans le centre du bateau car il y a du roulis et du tangage. Environ 1h15 plus tard nous sommes accostés au quai du port de Balingoan sur la côte de l’île de Mindanao. Pour sauver des problèmes on négocie un taxi qui nous amènera directement à l’aéroport. Pas de bagages à manipuler et on sauve le taxi vers le bus, le bus et le taxi vers l’aéroport. On accepte donc de payer 2400 pesos qu’on partagera plus tard (6 adultes = 6 parts).
On a le temps alors on arrête au centre d’achat SM près de l’aéroport pour souper. J’ai pris des sushis dans un restaurant japonais. Du thon cru avec du riz qu’on mange avec des baguettes. C’est trop bon j’en prend deux fois hehehe. Ça bourre pas.  
On se retrouve donc à l’aéroport de Cagayan De Oro. Les problèmes de ID avec la famille Major sont vite réglés. Bertrand a bien géré ça. Tout le monde s’en va dans la salle d’attente sauf moi qui va dehors pour fumer. Je fais un saut au Dunkin Donuts mais pour le café … ils sont « out of stock ». Plus de café. Ok un chocolat chaud et un beigne. Ça m’a donné soif alors je traverse la rue et fais le tour des petits kiosques en sirotant un bon coke. Je fais quelques rencontres et, après avoir bien rit, je vais joindre les autres dans la salle d’attente.
Descente du Ferry à Balingoan. Bertrand surveille ses bagages.

Arrivée à Cagayan de Oro. Cette moto a son voyage ...


Embarquement dans l'avion pour Cebu

 Notre avion arrive finalement et on constate que ce n’est qu’un avion à hélice. Une autre chose que je vais essayer. Le vol se passe très bien mais l’atterrissage à Cebu a été brutal. Je crois que le pilote n’a pas vu la piste arriver. On récupère rapidement nos bagages et chacun chez eux en taxis. Il est 20h30 et on se reverra demain chez Bertrand.

vendredi 28 janvier 2011

DERNIÈRE JOURNÉE SUR L’ÎLE DE CAMIGUIN

On part demain Samedi. Rien à signaler. Les femmes adorent les Hot Springs alors on décide de planifier une saucette et un pique-nique cet après-midi. Internet ne fonctionne pas ce matin. Denis et Bertrand ont loué des vélos hier et vont faire une autre randonnée car la location est valide pour 24 heures.
On regrette seulement de ne pas avoir été sur « White Island » et sur « Mantigue Island » car la température n’a pas été suffisamment clémente pour des traversées en chaloupe et pour se baigner dans la mer. Ça nous fera quelque chose de nouveau à faire si on revient sur l’île. « Think positive ».
J’ai reçu mon linge tout propre dans une belle pile. C’est pas mal plus facile que de s’arracher les doigts à frotter. Ils ont même lavé mes sandales hehe.
On est finalement allé au « hot spring » où j’ai rencontré une filipina de 19 ans, Marjorie et une russe de 23 ans, Elena. Ici toute l’équipe m’examine quand je parle à une fille car ils veulent que je me case. Pas pressé. Ce sont des contacts seulement avec lesquelles j’aime jaser.

Petit ilôt qu'on a loué 70 pesos (1.75$) pour 3 heures. Même les
poules viennent quêter sous la table (en bas à droite).

Ils appellent ça un tricycle mais il y a quatre roues. Ça devrait être un
quadricycle. C'est une moto autour de laquelle ils ont monté une structure
pour enbarquer des passagers. C'est le moyen de transport le plus
populaire ici.
Un petit souper au restaurant entre gars nous fait du bien. On se rappelle mon souper d’hier.
-         « Je voudrais ce steak mais pas de sauce dessus … mettez la sauce de côté »
-         « oui monsieur pas de sauce »
-         « Pouvez-vous répéter ma commande »
-         « Oui monsieur un steak avec la sauce à part »
Tout le monde a suivi la conversation. Le steak arrive avec une sauce à part mais …. le steak dans la sauce. Ma gang de malades …
-         « Pouvez-vous me répéter ma commande svp »
-         « Oui monsieur un steak avec la sauce à part »
-         « et c’est quoi ça ? »
-         « Ce n’est pas de la sauce monsieur … elle est à part »
-         « Et tout ce jus qu’est-ce que c’est ? »
Juste à y voir la face je démissionne. Ils sont toujours prêts à aider et à nous satisfaire mais ils ne comprennent pas qu’on puisse manger un steak sur la plaque et non dans un bouilli. On s’en va bientôt alors pas question de se battre. De toute façon il n’a rien compris … la sauce était pourtant à part …
Ce soir c’est une pizza que je partage avec Bertrand alors il n’y aura pas de problèmes de jus. Il faut se coucher tôt parce que demain on déjeune à 7h00 pour ne pas manquer notre ferry de 9h00.
D’autres belle histoires des pays de l’est à venir …

LE DÉLUGE

Ce matin je me lève en retard car mon vin d’hier m’a aidé à avoir un sommeil profond. Il est 9h10 en ce 27 janvier et je me dépêche à aller au resto pour manger car il me semble qu’ils cessent le petit-déjeuner à 9h00. C’est le déluge. Non seulement il pleut énormément mais il y a de l’eau accumulée partout au sol. Ça va être une journée tranquille.
"I'm singing in the rain ..." Denis prend une vague qui vient de
claquer sur le mur de béton.

On ne voit plus très loin maintenant et la mer est déchaînée.
Chanceux, ils servent encore le petit-déjeuner mais me disent que mes amis ont déjà mangé. Pas de problèmes je déjeune seul. Mon lavage ? encore dégouttant. Faut que je trouve une solution car je n’ai plus rien à me mettre sur le dos et chaque jour la montagne de linge sale grossit.
Les fourmis ont finalement transporté les gros morceaux. Elles ont travaillé toute la nuit. Il ne reste que les miettes dans l’assiette. Elles forment donc une escouade spéciale d’environ une centaine de fourmis pour terminer le travail. Le problème ? Les maids qui font la chambre. Elles n’ont pas apprécié car à mon retour il y avait des cadavres partout. Efficace leur petit poison.
Internet ne fonctionne pas. Denis et Bertrand essayent d’avoir des billets d’avion en partance de Cagayan De Oro mais il n’y a pas de signal. Bertrand doit absolument être de retour à Cebu Dimanche car il organise une grande réception à laquelle, d’ailleurs, nous sommes invités.
On part donc à la recherche d’une agence de voyage dans le village de Mambajao. Une heure plus tard c’est réglé. On part Samedi matin par bateau lent vers la côte, on prend le bus jusqu’au terminal de Cagayan De Oro, on fait du taxi jusqu’à l’aéroport, on vole avec Cebu Pacific vers Cebu et finalement on prend un taxi pour aller chacun chez soi. Un seul problème, Analou et sa mère n’ont pas de ID. C’est obligatoire pour prendre l’avion. On va essayer de tout mettre sur Bertrand et voir ce que ça va donner. Peut-être Joyce pourra nous aider. Vous vous souvenez de Joyce ? la fille qui s’est occupée de moi quand ils ont perdu mes bagages.
Ici il y a deux (ou trois) guichets automatiques. Mais un seul prend les cartes internationales et il est en période de maintenance. Va falloir revenir demain.
De retour à l’hôtel je baisse les bras et je m’informe sur le service de nettoyage de vêtements (laundry). Ce sera prêt demain matin 10h00. Parfait. Je fais le compte et j’en ai pour 335 pesos (environ 8$). Je regarde la peau arrachée sur mon majeur et je me dis que ça vaut probablement la peine. Une autre affaire de réglée.
Il reste cependant un dernier petit détail. Denis a acheté des Tanduay Ice et il en reste dix. Il faudra boire ça avant de partir. Bertrand et moi sommes partant pour lui donner un coup de main. C’est un travail d’équipe. Quoi, on est ensemble ou on ne l’est pas … donc pas question de le laisser tomber. On se serre les coudes, c’est juste un mauvais moment à passer … hehe.

FOURMIZ

Les copains soupent dans leur chambre alors je fais de même. Je prend un salisbury steak, un steak haché finalement, que je fais livrer dans ma chambre. Je prend également une bouteille de vin pétillant italien, un Valsecco, que j’emmène avec moi avec une coupe à champagne.
Je m’installe confortablement devant mon ordinateur en attendant le repas. Ici il y a des fourmis partout. Je suis obligé de laisser mon ordinateur sur la chaise et de travailler en le portant sur mes jambes sinon il est envahi de ces bestioles. À l’extérieur ça ne me dérange pas trop mais j’ai peur qu’elles s’infiltrent à l’intérieur.
Y en a partout sur le bureau de travail à la recherche sûrement de quelque chose à manger. Le souper arrive. Ça doit sentir bon parce qu’elles affluent vers mon assiette. J’essaye de les repousser mais elles trouvent toujours un chemin. Je perd patience.
C’EST LA GUERRE …

Des centaines de fourmis affluent sur ma patate frite. On peut les
voir travailler même si la photo n'est pas très claire.
 
Je décide de les piéger en coupant une frite et en la plaçant dans le coin du bureau. Comme ça elles me laisseront tranquille. Ça fonctionne mais il y a des éclaireures qui continuent de m’envahir. Je fais donc un barrage d’eau pour les empêcher de venir sur mon côté et je pichnotte les envahisseuses de l’autre côté. J’ai presque réussi mais le bureau n’est pas de niveau et l’eau s’en va vers le fond laissant de grandes portes ouvertes par lesquelles elles s’infiltrent. Bientôt il y en a des centaines autour de la frite et une autoroute s’est formée entre la frite et l’appareil d’air climatisé. L’idée était de les effoirés quand elles seraient toutes autour de la frite mais je décide de les laisser faire et de voir comment elles opèrent. C’est fou, elles ont transporté la frite au complet dans leur nid en la décortiquant en petits morceaux. Quand le morceau était trop gros elles se mettaient à plusieurs pour le transporter. J’ai laissé aussi un scrogneugneux de mon steak haché qui a été un délice pour eux.
Fatigué de les voir travailler, je vais me coucher …