samedi 12 février 2011

JOURNÉE AU CONDO

Denis veut aller à la plage alors c’est le branlebas de combat pour les préparatifs. Je lui propose d’aller au condo où il y a 5 piscines (y en a cinq finalement) et une plage. C’est parfait on s’en va là.
Ici c’est toujours un problème pour se déplacer. Margie vient avec nous ainsi que John John qui est ici pour des traitements pour sa femme. On a trouvé un tricycle qui peut embarquer tout le monde. Cinq adultes et deux enfants à part le chauffeur. C’est fou net. On n’est pas très confortables mais ça fonctionne. En plus il y a les territoires. Il faut changer de transporteur parce qu’il ne peut pas aller dans tel ou tel secteur.
Arrivés au EGI hotel/appartelle ça coûte 120 pesos par adulte. On a des sandwichs aux œufs préparés par Paz et Margie. On a fait de la piscine et de la plage toute la journée. J’ai visité le zoo avec Daniel.
Quelques piscines sur le site. Elles sont à différentes profondeurs.
Cependant l'eau est froide. Nous on est habitués aux hot springs hehe.

Magie est timide et reste bien tranquille.

Une araignée phospho d'environ trois pouces. J'espère
qu'il n'y en a pas dans les appartements parce que, même
s'il était très grand, il serait encore trop petit pour nous deux.
Il faudrait que un des deux sorte ... je ne suis pas sûr qui ...

Un tricycle pour le retour. Je suis assis derrière avec Margie. Si je
compte bien ça fait huit personnes sur une moto. La rrrroutine habituelle quoi ...
 Margie ne mange pas beaucoup. Elle a des problèmes majeurs avec ses dents. Ça doit être pour ça qu’elle est toute petite. Je trouve ça dommage et je me demande qu’est-ce que je pourrais faire pour l’aider car je ne suis pas si riche que ça.
Denis décide finalement qu’il restera aux Philippines une semaine de plus pour pouvoir venir me visiter dans ce petit paradis.

MARGIE

C’est Samedi et on se lève tôt comme d’habitude. Quand on se lève à 7h00 ils appellent ça faire la grasse matinée hehe. Ici c’est comme il y a 50 ans au Québec. Tôt le matin il y a des vendeurs en tricycles qui passent devant la maison pour vendre leurs produits frais. On a inventorié les suivants :
-         Œufs
-         Pains. Ça y’en a deux sortes
-         Poisson
-         Pieuvre (squids)
-         Crème glacée
-         Siomai. Ce sont des bouchées de porc haché et assaisonné. Je trouve ça très bon mais Paz me met en garde de ne pas en manger trop parce que la fraîcheur peut être douteuse.
-         Vidéos
-         Riz cuit et servi en galettes dans des feuilles de palmier.
-         Du lait de soya. Ça je n’en ai pas vu.
On en reconnaît quelques-uns avec leur musique. D’autres se contentent de crier.
J’ai rencontré Margie hier soir sur internet. J’aime sa photo et je lui donne mon numéro de téléphone. Elle demeure non loin du SM. Je lui donne donc rendez-vous à 18h00 pour souper à cet endroit. Elle est très timide et me dit qu’elle viendra avec une amie. D’accord moi j’invite Denis et Paz à se joindre à nous.
Le marchant ambulant de poissons. Il arrange ça dret là ... dans la rue.

Le marchand de pieuvre. Ça donne envie non ?
Allez quoi. Faites pas la fine gueule ... juste une toute
petite pieuvre pour déjeuner.

Margie telle qu'elle apparaît dans Date In Asia.
L’heure arrive, passe et pas de Margie. 18h15, 18h30, 18h45, 19h00, 19h15. Bon ça suffit on a faim et on commande. Pendant l’attente elle m’a texté qu’elle n’était pas loin. « Es-tu sérieux ? » me texte-t-elle également. Je lui réponds que si elle a le « guts » de venir nous rencontrer elle le verra bien. Finalement elle se pointe. Très jolie tel que sur la photo mais ses dents c’est atroce. On soupe et on part.

vendredi 4 février 2011

MON CONDO POUR TROIS MOIS

Après ce réveil brutal c’est le petit déjeuner. Déjà vendredi le 4 février. Roberto doit nous prendre à 8h00 pour le tour de l’île avec son tricycle mais en partant de l’autre côté. Il ne vient pas alors on en choisit un autre.
Denis doit voir son ébéniste alors on arrête pour une petite présentation. On en profite pour acheter ce qu’il faut pour réparer le ventilateur. On continue vers le bout de l’île. On trouve un hôtel/appartelle. Ce sont des condos finalement. Il y en a un au septième étage (au huitième ce sont les penthouses). C’est ce que je veux mais il est 45 000 pesos par mois (1125$). Elle nous en montre un autre à 25 000 pesos mais ce n’est pas ça. Denis me donne un coup de main très sérieux pour négocier. Un filipino qui nous assistait pour trouver le condo nous a aidé aussi. La jeune fille a donc téléphoné au patron qui a accepté de me laisser le premier condo pour 30 000 pesos (750$) par mois. Je prends trois mois du 20 février au 20 mai.
Vue directe sur la mer, tout inclus avec la vaisselle, la coutellerie et les draps. Par contre pas de WiFi. Je peux me brancher par ligne téléphonique semble-t-il. Il y a trois piscines (faut payer 120 pesos), un café, un bar, une table de billard et un petit zoo miniature. C’est près de tout, c’est dans l’action. Le centre d’achat Gaesano est à 10 minutes en taxi. Le marché est à deux pas. Je pourrai préparer mes repas dans le condo pour sauver des pesos.
On voit l'entrée du complexe de condos. C'est la seule photo que
j'ai eu la présence d'esprit de prendre. D'autres photos à suivre dans
environ deux semaines.

Dans le petit zoo il y a un myna bird qui n'est pas peureux et qui
parle pas mal. Je vais lui montrer quelques bêtises en français ... hehe.
La location de ce condo ne m’empêchera pas de visiter d’autres îles. Ce sera tout simplement mon pied à terre après mes courts voyages.
Paz doit régler ses affaires de dentiste et ils partiront pour Iligan city dans deux ou trois jours. Je partirai avec eux et resterai au ELENA TOWER INN comme la première fois. Nous reviendrons tous le 21 février vers Cebu. Je vais m’installer à ce moment dans mon condo et deux jours plus tard Denis et Paz quitteront pour retourner au Canada.
Denis et moi on répare le ventilateur, on va au café internet et en revenant on prend mon lavage à la buanderie.

VISITE DE MACTAN ISLAND

Denis et moi on s’en va faire le tour de l’île aujourd’hui afin de me trouver un endroit à rester lorsqu’ils seront partis. On réserve un tricycle pour la journée à 150 pesos de l’heure (3,75$).
J’ai trouvé quelque chose mais c’est un peu dispendieux, 40000 pesos par mois ou 1000$. C’est parfait car il s’agit d’un chalet à deux étages et tout est fourni. Y’a même une plage. On continue tout de même à chercher. À la fin de la journée on s’en retourne à la maison. On fera un tour par l’autre côté demain.
Sous l'oeil attentif de la maman, Daniel a eu une conversation
très intéressante avec quelques cannetons.

Un petit creux ? Allez ... laissez-vous tenter par ces appétissantes
brochettes de pattes de poulets ... et sur le grill en plus.
Je vais au café internet mais je n’ai pas le droit d’utiliser une clé USB sur laquelle je mets tout. Après vérification de mes courriels je reviens me coucher. Paz m’attends avec la tapette à mouche. Ok c’est pour les mouches et les maringouins.
Je branche le ventilateur dans ma chambre et des flammèches et de la fumée sortent du fil. Pas question de laisser ça branché sous mon lit avec du tapis mur à mur. J’ai compris plus tard que le ventilateur a deux fonctions : Faire du vent et éloigner les maringouins. J’ai plus de vent alors j’ai chaud et je sue et en plus, les maringouins s’en donnent à cœur joie et me dévorent tout cru. Je ne dors pas et finis par me lever avec des piqûres partout sur les jambes, les fesses et le dos. Ça pique. J’empoigne la tapette à mouche et je m’assoie sur le lit. J’en ai eu deux seulement. C’était la guerre comme l’autre jour avec les fourmis mais celle-ci est impitoyable. Je me suis aperçu que quand la lumière est allumée les moustiques s’éloignent alors j’ai dormi la lumière allumée avec, à mes côtés, ma douce et tendre tapette à mouche.
Il y a un satané maringouin qui résiste toujours. J’ai beau le chasser mais il revient. Lui qui était tout petit au début est maintenant devenu gros comme une bille à force de me piquer et de me sucer. Il a de la difficulté à voler à cause de son poids et on peut voir mon sang au travers son ventre étiré au maximum. Je cours après pour pouvoir l’écraser avant qu’il me vide complètement. Je cours tout autour du lit pour l’attraper et la chambre semble sans murs. J’ai pris une méchante débarque et c’est là que … je me suis réveillé hehehe. Faut aussi que je vous fasse partager mes rêves.

UN AUTRE RETOUR À CEBU

« Réveilles-toi il est sept heure moins quart et on part à sept heure trente ». C’est la course pour déjeuner, chier, prendre une douche et faire les bagages.
On a droit à un chauffeur. Après cinq minutes je lui ai dit que ce n’était pas nécessaire de tuer quelqu’un puisque nous n’étions pas pressés. Denis était bien d’accord. Dans les routes en ligne droite il passait à 70 km/h à un pas des piétons, qui étaient souvent des enfants, et il suivait les motos si près qu’on pouvait pratiquement lire le numéro de série. Il pleut, ça glisse, les précipices de chaque côté, les piétons, les chiens et les poules qui traversent de quoi devenir fou. Une grande partie du voyage s’effectue dans les nuages. Vous voyez ce que je veux dire ? Ma grande sœur et mon frérot n’auraient pas apprécié la belle vue plongeante du décor. Il nous laisse finalement au centre d’achat SM. Tout a quand même bien été mais il m’a fallu dix minutes après être débarqué pour décramper mes orteils. Une chance que je n’avais pas mes bottines de travail parce que mes orteils auraient coinçés dans les caps d’acier.
Hummmmm ... on s'en va dans les nuages.


La on est dans les nuages ...

Sur le chemin du retour à Asturias.

Paz doit aller voir le dentiste et c’est à quinze minutes en taxi. J’ai besoin d’un médecin aussi pour une prescription. J’y vais avec elle et Denis, lui, joue au papa avec Daniel. C’est finalement très long pour moi puisque le médecin est en salle d’opération alors j’envoie Paz au centre d’achat rejoindre Denis. Environ une heure plus tard je prends un taxi à mon tour et on se retrouve tous pour … prendre un autre taxi vers la maison.
Selon le voisin, l’avion pour aller à Puerto Princesa est très dispendieux. C’est 3300 pesos par personne pour aller et la même chose pour revenir soit un total de 500$ avec le bébé pour le voyage complet sans compter les hôtels et la bouffe. On va peut-être plus opter pour Bantayan Island où juste un Ferry est nécessaire.
Denis fait une petite sieste, je vais dans un café internet et Paz fait des emplettes. Elle nous prépare un très bon souper qui est bienvenue. Après c’est un peu d’ordi et le dodo.

ASTURIAS

On se lève aux petites heures en ce premier février et on déjeune. Il faut attendre notre tour pour prendre la douche. Pas d’eau chaude … grrrr. Les domestiques nous préparent donc à Denis et à moi des bacs d’eau chaude qu’on utilisera pour se rincer.
Sur demande de la famille Denis me questionne sur la fille d’hier :
-         « Pourquoi tu n’as pas aimé la fille d’hier ? »
-         «  … celle de 23 ans avec son bébé ? »
Les repas sont bien préparés. Ils placent les plats sur une table tournante au centre de la grande table et tout le monde tourne le caroussel pour se servir.
On fait de l’ordi « because » l’accès à internet. Ensuite Denis et moi partons voir le terrain qu’il voudrait acheter sur le bord de la mer. On reste les pieds accrochés devant une grande maison également sur le bord de la mer. Elle appartient à un ancien marine américain qui nous montre aussi ses cicatrices. On veut savoir le prix. « Faut demander à ma femme » hem ok on reviendra ce soir.
On rencontre le propriétaire du terrain que Denis veut acheter. C’est un « preacher » qui est en train de se construire un genre d’église. Ça n’a juste pas avancé depuis deux ans. Un bonhomme un peu spécial. Je suis étonné de voir que la plage est belle ici. C’est du sable brun mais quand même du sable.

L'intérieur de la maison richement meublée.

Nos hôtes Theresa et Joel.

Daniel a eu beaucoup de plaisir avec le tricycle électrique.
Denis et moi on teste les cuisinières. On leur demande de préparer des patates frites pour le souper. Et bien, croyez-le ou non, on en a eu et elles étaient bonnes. On s’est régalé.
On retourne voir la maison à 19h00 tel que prévu pour la visite. En résumé, pas d’entretien, grande maison mais petites pièces, champignons et 15 millions (en plus ça rime). On vire les talons (ça rime encore) et on s’en va faire dodo car on repartira tôt demain matin profitant du fait qu’une des voitures est dûe pour un changement d’huile à Cebu.

VERS ASTURIAS

Aujourd’hui, 31 janvier, Denis s’est levé avec un nouveau projet. On s’en va à Asturias pour rencontrer la cousine de Paz qui a un cancer. Elle est mariée avec le vice-maire (Joel DumDum) et nous serons reçus chez eux. Retour prévu demain.
On va donc au AYALA (Centre d’achat) de Cebu et ils nous prendront là pour le reste du trajet. Environ une heure sur la crête des montagnes avec des précipices des deux côtés. Ma gang de malades … Ils auraient pu passer ENTRE les montagnes mais non ils ont préféré suivre la crête. Le chauffeur connaît la route et, même s’il conduit trop vite à mon goût et celui de Denis, ça se passe assez bien.
Nos hôtes ont une grande maison avec quatre chambres et je ne sais combien de domestiques. Ils sont là tout autour. Un qui balaye le balcon, un qui s’occupe du terrain, un qui lave une des trois voitures, une qui lave le linge, une qui prépare le repas, une qui s’occupe de la fillette, etc… On ne fait plus la différence entre ceux qui restent là et les employés.
En plus d’être vice-maire, Joel a une business de soudeurs. Il a 720 employés actuellement travaillant dans une usine Japonaise de construction de bateaux. Il a également un violon d’ingres alors ils nous invitent Denis et moi à aller voir ça. C’est un terrain immense avec 420 coqs de combat. On fait le tour. Il y a cinq employés pour s’en occuper. Certains demeurent même sur ce terrain. Il y a des couveuses et toutes sortes d’enclos pour différentes étapes dans la vie des coqs ainsi qu’une arène de combat. On a même eu droit à deux combats amicaux avec de petits gants de boxe miniatures installés sur les ergots arrières. Faut voir ça. Pas question de blesser un coq. Il en a déjà payé un 25000 pesos (625$). C’est une passion pour lui.
Cebu vue de la montagne. Après cette crête on est de l'autre
côté de l'île vers Asturias.

Notre hôte possède pas moins de 420 coqs de combat. Chacun a
son enclos privé et son perchoir.

Un combat tout ce qu'il y a de plus amical.
Pour le souper ils ont invité une fille de 23 ans avec son bébé. La femme de Joel me demande :
- « quel âge as-tu ? »
- « J’ai 58 »
- « Elle a 23 et tu as 58 ? hummm c’est correct »
Ben dis donc … je ne sais pas c’est quoi son calcul.  
Le reste de la soirée se passe dans la maison à jouer avec les enfants (y en a partout) et à pitonner notre ordinateur. Devant les propositions d’affaire de Joel, Denis pense qu’il serait bon de rester un peu plus longtemps. On verra ça demain.
On a une chambre pour nous quatre. Denis, Paz et Daniel dans le grand lit et moi dans le petit lit craquant.