lundi 24 janvier 2011

DÉPART VERS CAMIGUIN ISLAND

21 janvier, on a une journée chargée de prévue. Le déjeuner, la préparation des bagages et on est en business. Paz et Denis doivent se présenter en cour devant un médiateur pour régler une histoire de facture exagérée de la part d’une dentiste. Elle a même texté des menaces à Paz. C’est l’affrontement. Paz n’a pas la langue dans sa poche et m’inpressionne vraiment beaucoup. Denis doit même la calmer à plusieurs reprises. Verdict ? le médiateur va prendre le 10 jours qu’on sera à Camiguin pour y réfléchir.
Pour retourner vers la maison on prend un minibus. Ce serait pratique de l’avoir pour la journée puisqu’il faut d’abord aller chez Bertrand et Analou. « On vous réserve jusqu’à 5h00, c’est combien ? ». Hummm 2000 pesos. Il n’en fallait pas plus pour détourner ce bus car on est trois à payer ce 50$.
On embarque donc les bagages et on part vers la résidence de Bertrand. On s’est perdu mais il est venu nous chercher à l’église. On nous attendait pour dîner car Analou avait préparé de bons petits plats. Bertrand s’est fait construire cette jolie maison l’an dernier. Deux étages et trois chambres c'est de toute beauté.
Bertrand et Analou nous attendaient avec un festin.

Quel joli petit minois ...


La maison vue de l'extérieur est impressionnante

On part donc vers le port avec notre zigoto de chauffeur qui est prudent et lent à l’extrême. Un petit gars a même couru après nous et nous a rattrapé. Un danger public. On finit par se rendre et on met en consigne nos bagages dans les bureaux de la compagnie au centre d’achat. On magasine et on soupe. On est vraiment à la dernière minute car on laisse du bon vin blanc sur la table. En courant on réussi à attraper la navette qui va au « pier 8 ».
Aucune vérification de bagages …  on embarque.

ON SE PRÉPARE À PARTIR ENCORE

Aujourd’hui Jeudi le 20 janvier, je vais avec Denis acheter quelques babioles pour faire des réparations sur la maison. On magasine aussi des sous-traitants pour la construction de ses maisons. On fait nos déplacements en tricycle les deux assis pratiquement un sur l'autre parce qu'on est corpulents. Il faut aussi surveiller la route car le conducteur ne voit pas toujours les nids de poule. Quand on passe sur un, il est préférable de se lever le derrière parce que ça cogne tellement que ça fait mal aux dents ... hehehe.


Assis dans le side-car du tricycle on peut bien voir la route.

Le patron du pizza hut fêtait sûrement quelque chose.

On passe le reste de l’avant-midi à réparer la porte de la salle de bain, la porte arrière et l’installation d’un lavabo dehors. En après-midi on retourne au grand centre d’achat pour quelques ajustements à mon ordinateur et pour acheter nos billets de traversée overnight vers Camiguin Island (1000 pesos chacun). Départ prévu demain soir 20h00.
On termine la journée dans un Pizza Hut hehehe. C’est Denis qui a rénové tous les Pizza Hut au Québec. Deux bons Mouton cadet blancs sont au menu. On part ensuite se coucher parce que la journée à été longue.

PREMIÈRE JOURNÉE À CEBU

On arrive vers 6h00 du matin. C’est une maison en rangée dans lequel il y a tout le confort voulu. Il reste beaucoup de réparations à faire cependant.
On réserve la journée pour le centre d’achat (very big) mais Denis en profite pour maganiser ses « containers ». Mon ordinateur doit être remonté et je l’apporte ainsi que Denis qui a des choses à faire ajouter.
Pendant toute la journée Gerry a re-refait tout mon ordinateur avec Windows 7 et Microsoft office 2007. Il a aussi grossi mon disque C : et réduit le disque D :. Il a installé plusieurs autre logiciels. Pour avoir magasiné tout ça je m’attends à une facture d’environ 10000 pesos (250$). Pas du tout. Il m’a chargé seulement 700 pesos et je lui ai donné 1000 (25$). C’est avec ses réparations que je peux écrire mes textes aujourd’hui.

Toute la bande est là. On passera plusieurs jours ensemble en vacances
dans quelques temps.

En fin de journée on a rencontré le cousin de Denis, Bertrand, qui est psychiatre, qui a aussi marié aussi une filipina et qui a aussi eu un bébé avec elle. Je commence à me sentir à part. On a fait connaissance ainsi qu'avec sa femme Analou, sa petite Arianne de 5 mois et sa belle-mère en soupant dans un restaurant Japonais. Il viendra avec nous à Camiguin Island alors on a le temps.

LA TRAVERSÉE

Denis et moi commençons le voyage en s’adressant aux saints, particulièrement San Miguel qui est … la bière la plus populaire aux Philippines. On promène Daniel, le fils de Denis, sur le pont arrière. C’est idéal pour faire des rencontres parce qu’il est un métis, Philipino-Canadien, avec des yeux semi bridés et de grosses joues. Tout le monde l’adore et on peut parler à qui on veut.

On laisse Iligan City derrière nous.

Le marin Denis qui visionne les obstacles au loin...

Je vais faire un tour dans ma chambre et constate que mes co-locataires sont déjà là. Une dame et sa belle-fille ainsi qu’un employé. Je leur lance un beau bonjour mais y a pas de réaction. Ils ont emmené une statue de la Sainte Vierge de deux pieds de haut qu’ils ont placé entre les deux lits à deux étages. Traumatisé, je sort et retourne vers le pont.
L’arrêt à Ozamiz est assez long, environ 3 heures. Là y a pas mal de monde. Quand on repart, Denis, Paz et le bébé sont déjà couchés. Il est environ 20h00. Moi, j’ai pas le goût et je reste dehors sur le pont arrière. J’ai passé une bonne partie de la soirée à fumer et écouter les filipinos chanter au karaoke. C’est vraiment l’enfer mais je résiste. Vers 1h00 du matin il y a un gars déguisé en femme et deux lesbiennes qui me font de grands sourires. Je vais donc … me chercher une bière. Peut-être que San Miguel m’assistera et me dirigera.
Une des lesbiennes me demande d’où je viens et se tasse pour me laisser de la place. Je transfère de banc et on se met à discuter. À 3h00 du matin je leur ai dis que je devais dormir un peu. Quand je suis entré dans la chambre la lumière était allumée et la mère était assise dans son lit me faisant un signe de l’œil qu’il y avait quelque chose dans son lit. J’ai failli perdre connaissance. C’était le bébé de son fils. Pas de nez, pas de lèvre supérieure et la tête en forme de poire et bleue. J’ai senti une grande pitié et j’ai discuté avec elle pendant plusieurs minutes avant de monter dans mon lit. C’était de naissance et elle avait déjà subit des opérations chirurgicales. Pour quel genre de vie se prépare-t-elle ? La vie est déjà si difficile là-bas. J’ai compris la présence de la Sainte Vierge car ils étaient en pèlerinage vers la cathédrale de Santo-Nino avec un retour prévu le soir même.
J’ai dormi environ une heure lorsque le système de son a lancé qu’il fallait se préparer pour le débarquement. On prend donc un taxi vers la maison de Mildred (frère de Paz) à Lapu-Lapu sur l’ïle de Mactan.

LE GRAND DÉPART

Aujourd’hui Denis et moi avons rendez-vous avec le maire d’Iligan city à l’hôtel de ville à 10h00. Denis veut lui expliquer son projet et voir ce que la Ville en pense ainsi que les arrangements possibles pour faciliter sa réalisation. Le Maire est occupé et ne peut nous recevoir mais on nous réfère au responsable de l’habitation Mr Rey Roque. Il semble enchanté de la présentation et nous demande de fournir des documents afin de les présenter au « Iligan City Housing Board » demain dans la journée. Ces documents n’ont été prêts que vers midi. Denis a reçu confirmation que le projet n’a pas été présenté et que nous aurons des nouvelles plus tard.
On trouve un bus pour nous conduire au port et c’est parti. Ce n’est pas le Super Ferry mais le Cebu Ferries finalement. C’est assez gros d’accord. Je dois ajouter qu’aux Philippines ils perdent souvent des bateaux. On prend même la photo de tous les passagers avant de partir. Pas trop rassurant. On passe aussi plusieurs fouilles avant de pouvoir embarquer ainsi que les chiens renifleurs.

AVATAR, le chien de la famille de Paz. C'est le seul chien que j'ai été
capable de toucher aux Philippines à date.

Notre traversier vers Cebu sur lequel nous resterons 14 heures.
À 16h00 c’est le départ. Le bateau est presque vide. En discutant avec d’autres passagers on apprend qu’on doit en prendre à Ozamiz. Ça nous fera visiter d’autres villes. On a rien à foutre alors qu’est-ce que cela dérange.

dimanche 23 janvier 2011

LES PRÉPARATIFS POUR LE DÉPART

On est lundi le 17 janvier. Denis et moi devont réserver un moyen de transport pour Cebu car il doit passer en cour vendredi prochain pour défendre sa cause contre la dentiste. On part à pieds. On visite des bureaux de Pilippines Airlines, Cebu Pacific Airlines et Super Ferry. On choisit le ferry non pas parce qu’il est moins cher mais pour l’expérience de la traversée. C’est sensiblement le même prix que l’avion. Moi ça me coûte 1354 pesos ou environ 34$. J’ai une cabine (4 passagers) plutôt qu’un dortoir. C’est ce que Denis choisit et pour lui, sa femme et son bébé c’est le même prix que moi.
Pour continuer notre marche on va au centre d’achat GAESANO. Non seulement c’est le gros kit là-bas mais c’est aussi le seul. Ensuite on se rend au marché public pour rencontrer John John qui a un kiosque de légumes. On revient à l’hôtel, toujours à pieds, pour prendre mon ordi. Il ne s’ouvre même plus. Quand je le met à « on » il part dans des tests qui finissent en queue de poisson. On réserve 5 poulets cuits sur la broche car ce soir c’est notre dernier souper à Iligan city. Denis invite tout le monde.

La tapette à mouches et à maringouins électrique de Denis.
Quel bonheur de l'avoir sous la main chaque fois qu'on
s'assoit sur le perron.

C'est comme ça qu'on répare les fils électriques.
En utilisant une échelle d'aluminium .... hmm.

Pour mon ordinateur, c’est le fils de l’organisateur de combats de coqs qui efface le disque et réinstalle Windows XP. J’avais Vista mais après plusieurs essais c’est la seule solution car on part demain. Il me fait une belle job mais y’a plein de choses qui ne marchent pas. On verra à Cebu.
Au souper c’est assez tranquille finalement et on se régale des fameux poulets, de frites Jollibee et d’un bouteille de vin que Denis a acheté chez GAESANO.

LES COMBATS DE COQS

On est Dimanche le 16 janvier et la journée s’annonce tranquille. Denis m’appelle et me dit qu’un de ses voisins organise des combats de coqs et que je dois y aller pour voir ça. Une bonne marche et c’est fait.
L’organisateur (dont je dois taire le nom) nous explique comment ça se passe. Ils attachent des couteaux d’environ 4 pouces à la patte gauche de chacun des coqs. Les coqs sont gauchers saviez-vous ça ? Les couteaux sont pointus et tranchants comme des lames de rasoir. Ensuite on les agaçent l’un l’autre et on les lâchent face à face dans un enclos. Pendant ce temps on se fait une idée et on parie. Les gagnants reçoivent le double de leur mise. Les paris doivent donc être égaux des deux côtés afin que les organisateurs ne soient pas obligés de débourser. Avez-vous tout compris ? Moi pas, mais en tout cas on verra ça plus tard.
J’avais entendu parler de ces combats mais, bien sûr, je n’en avais jamais vu car en Amérique du nord je ne crois pas que ce soit permis question cruauté envers les animaux. Je suis très défendeur de cette cause mais après réflexion je me suis dit que je dois me faire ma propre opinion sur la chose et que, malheureusement, trois coqs devront y laisser leurs plumes pour la science. C’est à 15h00 cet après-midi.
En attendant l’événement, Denis et moi on sirote notre mixture préférée (Tanduay Ice) pendant qu’on pitonne chacun nos ordis. Je commence à avoir des problèmes avec le mien car il est de plus en plus lent et parfois ne veux même pas afficher la page demandée. Je crois aussi que j’ai un problème avec le présent blog car j’essaie de répondre à un commentaire de ma sœur et quand je publie ça me dit que l’opération n’a pas réussie. Je ne sais combien de fois j’ai rééééécrit ce satané commentaire. Fais-toi-z-en pas ma petite sœur je vais trouver une façon de te répondre.
L’heure fatidique arrive. C’est l’énervement qui anime la foule que j’évalue à facilement une cinquantaine de personnes. Les femmes sont là mais se tiennent à l’écart. Les gars sont autour des coqs et des préparateurs afin d’évaluer leurs chances de gagner. Lequel est le plus gros, le plus agile, le plus nerveux, le plus combattif, enfin vous voyez le genre. Deux responsables prennent les paris. Denis et moi on mise 500 pesos chacun. On est les vedettes car les gens misent 10, 20 ou 30 pesos. Le secret est le suivant. On mise chacun sur un coq différent et le gagnant remet ce qu’il a gagné au perdant. Vieux mais pas cons. De cette façon c’est sûr qu’on ne perd pas.
Lame pointue et coupante comme une lame de rasoir installée sur
la patte gauche de chacun des coqs avant le combat.

Le combat est commencé. La dispute du territoire est impressionnante.

Les coqs sont très beaux et pleins de couleurs. Les couteaux sont installés le combat peut commencer. Les deux protagonistes se sautent dessus. Denis et moi on a nos 500 pesos en l’air pour gager. Nos mises sont refusées sauf qu’on prend 200 pesos pour Denis. Tout doit être égal maintenant. Les coqs sautent en se donnant des coups de pattes. Même pas 15 secondes et un coq est déjà mort. Denis a gagné.
Bon d’accord maintenant on sait comment ça marche et on réussi nos mises pour les deux autres combats. Je gagne une fois et Denis gagne une fois.
Les coqs qui perdent sont morts en général, sinon c’est un juge qui détermine le gagnant. C’est une mort assez rapide je dois dire. La façon habituelle consiste à leur couper la tête. Tout le monde sait qu’elles vivent encore après hein ? d’où l’expression « courir comme une poule pas de tête ». Je ne sais donc pas quelle méthode est la plus douloureuse mais le combat est une méthode qu’on pourrait qualifier d’expéditive.