samedi 1 janvier 2011

LES PROCÉDURES D’AÉROPORTS

Décoration de Noel au Terminal 3 de l'aéroport de Manille

Je procède donc vers l’autre côté « gate 118 ». Faut passer à la fouille. Je suis pas encore très bronzé alors j’ai eu droit à mon fouilleur privé qui a tout sorti de mon sac pour trouver plein de petites choses illégales comme des briquets et des liquides.
-         « Ça fait trois semaines que je voyage avec ce sac et je n’ai eu aucun problèmes » lui expliquai-je
-          « Oui mais vous êtes aux Philippines ici monsieur »
Après discussions il remet le tout en place sans rien confisquer mais en regardant ma cartouche de cigarettes.
-         « Ça me ferais plaisir de vous en offrir un paquet si vous le désirez »
-         « Non merci je ne fume pas » dit-il « mais j’aime prendre un bon café ».
-         « Et combien payez-vous pour vos cafés ? » lui demandais-je
-         « Oh c’est à votre discrétion monsieur » me répond-t-il
-         « Est-ce que les cafés à 100 pesos sont bons ? »
-         « Oui monsieur … mettez-le ici dans le sac »
Je m’en tire donc avec un gros 2,50$. Un peu plus loin la fameuse taxe d’aéroport. Un autre 200 pesos. Enfin je peux relaxer maintenant.



DE TACLOBAN À MANILLE ... ET L'ATTENTE À L'AÉROPORT DE MANILLE

Enfin on embarque. Il est environ 19h15. Je dois demander à l’hôtesse de faire déplacer un costaud assis dans mon siège réservé sur le bord de la fenêtre. Je suis encore assis collé sur la porte de sortie d’urgence. J’aime ça parce que la rangée est plus large et que je peux allonger mes jambes. Par contre j’ai des instructions précises à suivre car c’est moi qui ouvre la porte en cas d’évacuation.

Le Airbus 320 de CEBU PACIFIC AIRLINES


Après un vol qui a brassé pas mal et une jeune fillette qui a braillé tout le long, on arrive encore à Manille. Mon prochain vol est dans 8 heures soit à 4h20 du matin. Je me promène et je lèche les vitrines de dizaines de boutiques. Je soupe dans un restaurant Japonais. Quand je m’installe pour prendre un verre de vin on me dit que c’est fermé. Il est 22h00 … c’est fermé. Je suis donc allé dans un petit restaurant en bas pour prendre un cappucino et un gâteau. Ils ont un accès Wi-Fi alors je lis mes courriels.
Je commence à être fatigué alors je décide de me coucher sur un banc mais ils sont tous occupés. Je couche donc par terre. C’est dur. Vers 3h00 je vais me mettre en ligne pour le check-in. Je ne sais pas pourquoi mais je choisi toujours la mauvaise ligne.

A L’AÉROPORT DE TACLOBAN

À l’aéroport c’est un peu l’enfer. On indique les rangées pour le vol 658 mais pas de 660. Calmez-vous me dit-on. On ouvre les guichets seulement à 5h00 pour le vol 660.
Je veux sortir d’ici alors je demande au préposé à la vérification aux lasers de garder mes valises. Presque 6h00 et toujours pas de vol 660 annoncé. Je m’informe et on me dit que oui oui certain c’est ici dans la ligne du 658. Ma gang de malade … Les bagages c’est pas inclus. Huh ! 400 pesos si je veux amener ma valise.
Pendant le temps que je suis au comptoir et que je paye je regarde ma valise qui est toujours là derrière le préposé. Ils s’obstinent sur la couleur du tag à mettre. C’est jaune puis c’est vert. Maintenant ça semble la bonne couleur mais je reste sceptique.
Un peu plus loin 90 pesos. La taxe d’aéroport. Voulez-vous que je vous laisse mon portefeuille ?
De l’autre côté c’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Une grande salle pleine à craquer de monde, un petit kiosque et des toilettes pas de papier. Je ne le sais pas encore mais je suis du quatrième et dernier vol, tous des airbus 320, ça fait du monde.

PASSE-MOI TON BOSS

Le lendemain j’appelle encore le numéro 1-800 de la Banque CIBC. Ils ne peuvent rien faire parce que ça prend de 5 à 10 jours pour encaisser mon paiement. Vive la fibre optique. Je me fâche. « Passe-moi ton boss ». Le monsieur très gentil me dit qu’il peut faire une exception parce que je suis à l’extérieur du pays en vacances. Je ne sais pas combien de fois je l’ai remercié …
Je me connecte à internet et je réserve mon billet d’avion avec CEBU PACIFIC AIRLINES. Pas de Tacloban à Cagayan de Oro possible. Je dois passer par Manille. Si je passe par Cebu je devrai attendre une journée à l’aéroport tandis que par Manille je n’attendrai que 8 heures. Je donne des pesos à Érica et je lui réserve son billet d’avion de retour pour dans 2 semaines car elle retourne dans sa famille.
C’est la séparation. Je pars de mon côté en tricycle tandis que Érica va prendre le minibus vers la maison familiale.
Je suis un peu nerveux car c’est la première fois que je me retrouve seul aux Philippines. Érica m’a beaucoup appris cependant. Comment me déplacer, quels sont les coutumes, le langage, etc… Je sais compter jusqu’à dix alors il ne faut pas que ça coûte 11 pesos … hehehehe. Blague à part, quand il s’agit de pesos, ils savent compter dans toutes les langues. De descendance espagnole ils connaissent bien les chiffres dans cette langue et je les connaît tous. Donc pas de problèmes si je tombe sur un local.

mercredi 29 décembre 2010

DÉPART VERS ILIGAN CITY

J’ai utilisé tous mes crédits pour appeler tout le monde au party de Noel. Ça m’a fait du bien. J’en achète d’autres pour communiquer avec Denis. Je prend l’avion aujourd’hui et l’autobus et on se rencontre pour souper.
Wow bonhomme. Ça marche pas comme ça ici.
Je fais mon « check out » mais ils ne prennent pas la carte de crédit. On est dans la jungle. Pas de problèmes. Un employé nous amène au guichet automatique le plus proche et on le paye « that’s it ».
L’endroit le plus proche c’est Tacloban. Tu parles d’un hasard. L’aéroport est justement là. Cinq cent pesos pour payer l’essence d’accord.
Philippines Airlines tout est sous contrôle sauf que ma carte de crédit est bloquée parce que je n’ai pas payé mon dernier compte. CIBC je vais m’en souvenir. Au Canada c’est la nuit et personne ne peut m’aider. On décide de prendre une chambre à l’hôtel d’Angelo. J’ai vu ça des dizaines de fois sur internet. Enfin je vois ce que c’est. Pas mal car il faut toujours placer les hôtels dans leur contexte.
Ayant maintenant accès à internet je lis mes courriels et je publie sur mon blog. J’ai aussi payé mon compte CIBC via AccèsD de Desjardins. J’espère qu’ils vont libérer ma carte et que je pourrai partir demain car Denis m’attend toujours. C’est à voir….
Rocher sur la plage du Marabut Extreme, extension du Leyte Park Hôtel

Allure d'un petit village : Barangay Canyoyo

TOUJOURS À MARABUT

28 décembre 2010 nous allons passer la journée dans la maison familiale. Je suis un peu nerveux car c’est notre dernière visite. J’offre d’aller faire une épicerie pas trop loin pour aider un peu. C’est une dépense qui a rendue toute la famille heureuse. Les gens autour veulent m’emprunter pour Noel. Je suis le Santa Claus du patelin.
Les parents ont lavé notre linge hier mais il n’est pas encore sec. Il pleut tout le temps. Un autre chandail de scrapé car ils ont mis du chlore sur mon chandail noir. Peu importe. Étant donné la pluie, Frank nous ramène au Jasmin resort et on fait sécher notre linge.
On achète une autre bouteille de rhum (3,00$) et on rencontre une gang de français qui sont là pour coucher dans des hamacs. Ce sont des « surfers » qui font le tour de l’île à la recherche de vagues. Ils travaillent à Shanghai en Chine comme professeurs.  Ils aiment l’Asie.
Un autre de Norvège et un autre d’Allemagne. Il y a plein de « foreigners » ici.
Demain c’est le grand départ.
Coucher de soleil au Jasmin Beach resort

Une bonne partie de la famille d'Erica dans la maison familiale

A MARABUT (FRANK)

(écrit le 27 décembre 2010)
À quelques maisons de la piaule familiale se trouve une maison un peu plus élaborée avec du béton … c’est Frank. Il est professeur de maths et de programmation à l’Université environ 10 km de Frankfurt en Allemagne. Il est avec son épouse pour les fêtes. D’ailleurs il vient ici 4 fois par année
Frank et deux de ses filles

Invitation immédiate a prendre un verre de rhum. On parle de tout et de rien. Ça fait 7 ans qu’il rénove cette maison qui commence à ressembler à quelque chose. Pas de problèmes avec les serpents dit-il, ils ne viennent pas dans la maison. Ah bon d’accord.
Ils nous offre de nous ramener à notre hôtel et on accepte volontiers. On dit bonjour aux parents et on revient. À notre retour Frank est couché parce qu’il est tombé. Il nous jure qu’il n’est pas ivre … il a juste glissé. On lui offre gentiment de prendre le bus. Il accepte et se fond en excuses.